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Vous m’avez laissé dire du mal de moi…

Vous m’avez laissé dire du mal de moi, et même pire
Les mots sont de petits couteaux sous votre empire
Vos bras ce n’était que pour boire de ma coupe à vos lèvres
Tout doucement dans l’ombre noire, je m’achève 

Vous ne m’avez pas retenu au moment de partir
J’étais libre disiez vous de me fondre dans l’avenir 
Cette lumière aveuglante du départ dans le soleil
Une neige cinglante à l’envol aigu des abeilles 

Vous m’avez laissé annuler tour à tour, toutes les fêtes 
Il ne fallait pas m’obliger en affichant mes défaites
Pour ne pas déranger vous avez fait silence
Et posant des barrages à l’entrée de ma chambre 

Par un jour de décembre je suis né et bientôt mort 
Ce corps réduit en tas de cendres, jeté au dehors 
Je ne saurais me plaindre d’avoir voulu être léger 
J’aurais si bien réussi à me faire oublier 

Mais qui frappe à la porte c’est un chien fidèle 
Qui pousse sa truffe sous ma main, une chatte rebelle ?
Les animaux m’entraînent par des chemins étranges
Ils ont des libertés où soudain la vie se venge 

Qui sait demain matin, j’aurais changé de maison 
Un ultime destin, peut-être changé de nom ?
A ce recommencement au seuil de l’espérance 
Mon cœur aura-t-il l’audace de battre sa cadence ? 
S’il reste une chance...

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