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Sauvegardez-nous !

C’est Paul qui a perdu son ordinateur portable dans le TGV avec tous ses cours. Anaïs a écrasé sa thèse avec son brouillon de départ. Tel autre a vu son ordinateur planter à l’occasion d’une mise à jour ou d’un piratage…

Le 31 mars est la journée mondiale de la sauvegarde informatique.

Le gouvernement propose une stratégie … qui peut sembler un peu lourde d’ailleurs.

Je vous passe le temps d’antan où nous sauvegardions sur disquette ou cédérom… nous jonglons encore un peu avec des clés USB (parfois porteuses de virus quand on partage sans contrôle) ou des disques durs…

Pour ceux qui auraient des doutes sur la nécessité de sauvegarder, voici deux autres liens intéressants :

J’ai des principes !

  1. je ne veux pas tout confier aux GAFAM ou en tout cas leur confier tout et n’importe quoi
    1. 1 Google propose des applications solides et efficaces mais ce n’est pas sans contrepartie (publicité etc.)
      1.2 j’observe au passage que les smartphones comme ceux de la marque SAMSUNG favorisent l’inféodation aux GAFAM en proposant des liens (trop) faciles et automatisés vers Google et Microsoft et même en en accordant des priorités à ces applications sur des applications libres comme Cozy Drive (c’est à mes yeux de la concurrence déloyale)
      1. 3 je limite la mise en ligne directement sur Facebook d’albums photos, je mets plutôt des liens vers des albums présents sur mon propre site (je garde ainsi la main)
  2. je ne veux pas sauvegarder tout et n’importe quoi : je reviendrai sur les questions d’organisation et de traitement, mais sauvegarder en ligne c’est utiliser de la bande passante et donc polluer. Je prends l’exemple de la sauvegarde automatique des photos qui semble sympathique mais une fois prise, bonne ou mauvaise, la photo part dans le cloud… Il faudra perdre du temps à trier ou ranger ensuite. C’est une question aussi d’économie de temps.

Mes besoins pratiques et la façon d’y répondre :

On a la tentation parfois de vouloir sauvegarder la configuration complète de son ordinateur. Les ordinateurs de la maison sont sous Linux dont un en “dual boot” Linux/Windows mais je n’utilise plus que très rarement Windows. Il faut peut être sauvegarder la liste des applications que l’on utilise mais il n’est pas très utile à mes yeux en termes de gain de temps de vouloir à tout prix sauvegarder l’image de sa distribution. L’ordinateur comme terminal s’allège d’ailleurs pas mal.

  1. La messagerie : il peut être intéressant de sauvegarder les contacts (aussi sur le smartphone – des applications ou extensions le proposent ) mais les messageries y compris libres se gèrent en ligne. J’utilise Mailo, Protonmail et la messagerie proposée par l’hébergeur de ce site qui me permet de créer des mails avec mon nom de domaine. Cela n’empêche pas d’utiliser l’application Thunderbird pour regrouper les choses mais je pense qu’à terme cela ne sera plus pertinent.
  2. Le site est sauvegardé trois fois : via une extension propre à WordPress, via une application proposée par mon hébergeur et ensuite en local.
  3. La partie administrative : ce sont notamment les factures, les feuilles de salaire ou les bulletins de pension, les avis des impôts, les relevés de la mutuelle ou d’assurance comme de la banque qui sont à présent quasi tous dématérialisés. Si en général chaque “compte” administratif permet de retrouver ses données personnelles, nous apprécions de les regrouper. C’est le travail de Cozy Drive qui avec ses modules peut aller se connecter directement par exemple sur votre compte des impôts et prélever les documents mis en ligne par l’administration. Il faut bien entendu veiller alors à des mots de passe forts. Je double la sauvegarde sur le serveur NAS de la maison (ce qui fait qu’il y a 3 copies du même document à chaque fois).
  4. La partie “créative” ou personnelle (ou professionnelle) qui peut varier selon chacun, ce sont notamment
    1. les fichiers textes
    2. les enregistrements sonores
    3. les vidéos
    4. les photos

J’utilise alors :

  1. un NAS : l’investissement est récent et je n’ai pas pour l’heure installé une machine “pro” mais un outil équipé de 2 disques pour un peu plus de 200 euros. Cela me permet, d’une part d’organiser selon une arborescence choisie la sauvegarde des fichiers et d’autre part de les rendre accessibles (mais il faut bien sécuriser) d’une part aux différents appareils de la maison mais aussi au smartphone y compris de l’extérieur voire à un tiers en lui créant un compte ou en lui donnant l’accès à un ou des fichiers comme dans le cloud classique.
  2. Nexcloud plateforme de productivité auto-hébergée qui permet de garder le contrôle. De nombreuses fonctionnalités sont proposées.
  3. Pour un certain nombre de documents, je fais aussi une sauvegarde “incrémentielle” sur un disque dur externe à l’ordinateur que j’emporte notamment si je pars ponctuellement dans une zone sans couverture Internet.

Programmer les sauvegardes et vérifier

En utilisant les fonctionnalités des différentes applications, il faut ensuite programmer les sauvegardes et je dois dire que je préfère une rapide sauvegarde quotidienne qui s’effectue au lancement de la machine pendant que je prends mon café quotidien.

Il faut bien entendu aller vérifier ensuite que tout s’est bien passé.

Je profite également lorsque j’ai un peu de temps pour trier les images, éliminer les fichiers obsolètes ou que je ne souhaite pas laisser à la postérité. Je fais de même avec les archives papier et par exemple pour ce qui concerne “les œuvres écrites de l’esprit” j’effectue pour des raisons pratiques des tirages papier.

Mais ?

Combien de temps et comment se conserveront les données numériques ? En cas de “grand accident” qui engendrerait l’impossibilité de se connecter à l’Internet, comment ferions-nous ? La question mérite d’être posée, c’est à dire, celle de ne pas sombrer dans le “tout numérique”…

Tout cela passe aussi par une attention portée à la sécurisation notamment régulière des mots de passe… et j’avoue n’être pas vraiment satisfait des dispositifs proposés comme les générateurs et gestionnaires de mots de passe...

Un peu plus loin aussi, se pose la question des “traces numériques” que nous laissons plus ou moins volontairement… eh oui ! c’est bien la maîtresse des enfants que l’on reconnaît en string à la soirée barbecue avec l’adjoint au maire… mais ça c’est une autre histoire !

Et vous ? comment vous y prenez-vous ? des conseils ?

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