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Le premier jour de ta nouvelle vie.

l'écriveur

Le premier jour de ta nouvelle vie.

En apparence rien n’a changé. Mais tout à changé.


Dans une vie, nous avons souvent plusieurs vies . Parmi ces vies, celles où l’on se transforme par les rencontres et ce que l’on apprend.
Et puis, un beau jour, les circonstances font que par chance on se rencontre soi.

Et ça fait une nouvelle vie, un nouveau regard, une nouvelle façon d’être et de marcher dans sa propre vie…

Se rencontrer n’est pas seulement se retrouver, renouer avec son enfance, ses valeurs ou ses espoirs. C’est s’oser dan sa singularité propre. Peut-être même s’étonner de soi, en avoir la curiosité.

Elle revient souvent la citation de René Char : “Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront”.

Souvent citée, elle devient une carte postale de la pensée, une tarte à la crème, un truc qui s’affiche partout sans que nous puissions être certains de bien lui donner le sens qu’il faudrait.

Aller vers son risque résolu. S’affirmer sans s’opposer. Rester éveillé et profiter de cette chance d’être libre. Savourer cette liberté. Pouvoir s’essayer librement.

Je n’ai pas vécu qu’asservi ou dans la tristesse des conventions, mon imagination et ma créativité m’ont permis de surmonter bien des aléas. Je me suis toujours trouvé des chemins de traverse, des sentiers, des surprises. Mais il fallait mettre le costume cravate et accepter. Aujourd’hui je vais choisir très exactement où je voudrai aller et surtout rester ou partir … pourvu que je ne dérange pas autrui.

Donne toujours plus que tu ne peux reprendre. Et oublie. Telle est la voie sacrée » dit-il encore.


Je sais donner, me départir, oublier… mais c’est impossible ! Tout au plus ai-je mieux appris à ne pas rester prisonnier du passé.

Mais j’aime l’idée du détachement. Du voyage. Et les plus extraordinaires peuvent être contemplatifs et intérieurs.
Mais j’aime l’idée de me délester.
Il serait bien qu’à la veille de ma mort, dans une maison apaisée, il ne reste autour de moi presque plus rien. Un lit, peut-être un livre…

Rien ne sera plus jamais comme avant.
J’écris ces lignes à l’ombre, au jardin, le chien tranquillement couché à mes côtés et nous communions.
Il sait assez exactement ce que je ressens.
Ce matin, pour jouer, il a voulu courir avec moi serrant délicatement ma main dans sa gueule.
Exactement comme le faisait Kim, mon chien, lorsque j’étais petit garçon de quatre ans et tellement libre dans son amitié fraternelle.

Les chiens, qui non seulement ont le sens de l’amour indéfectible mais un sens de l’humour incroyable. Peuple qui veille sur nous, les pauvres hommes.

Je n’ai pas voulu faire diversion. Je peux laisser ma pensée divaguer comme tu le fais lecteur.
Dehors un tracteur immense fait vibrer la rue de ses hautes roues.

Chaque détail compte.

Bientôt, je vais pouvoir revenir au roman, aux histoires…

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