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Le dimanche

sans honte ni orgueil

Le dimanche

Il reste toujours au dimanche un arrière-goût.

Quelque chose de l’arrêt obligatoire, de la glauque cérémonie familiale où l’ennui se célèbre en rituel morbide et régressif…

On a beau faire, user de subterfuge…

On se promène, on croise des familles avec des chiens ou des adolescents tenus par la même laisse de vacuité.

Le gigot se digère mal. Ail et sauce grasse.

Mon père et ma mère se marièrent puceaux et trop tôt. Ils firent des enfants car il était convenu que c’était la première chose à faire. Mais cela emmerdait déjà ma mère.

Il faudrait si c’était possible que l’on nous demande notre avis avant de nous donner vie, en nous précisant les conditions et les termes prévus au contrat. J’aurais répondu : « non, merci, ça ne sera pas nécessaire ! Épargnez votre semence et votre ovule, place à d’autres à qui ça pourrait plaire ! Vous comprenez, je ne suis pas de chez vous, vous m’ennuyez vite, non ce sera pas possible, s’il vous plaît, remboursez ! »

Bon, une fois qu’on est né, on vit, on supporte, on vaque le dimanche.

Pour un peu, on referait les conneries de ses parents : se marier, pondre des chiards, acheter une maison et une auto à crédit… J’ai failli, j’ai joué un peu ce cirque, parfois je singe la vie de couple… heureusement je me prémunis, je résiste et me sauve toujours à temps…

Mais, il demeure ce goût légèrement écœurant du dimanche catholique et familial.

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