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Je ne déteste personne en réalité…

Je n’ai pas d’ennemi. Je n’ai jamais su faire avec cette idée. C’est confortable un ennemi. Ça évite de penser.

Le risque bien sûr, c’est à tout moment de devoir se réconcilier avec. L’ennemi devient l’ami. Parfois c’est celui de service . On s’y attache d’autant plus.

Mon cher ennemi. La détestation se réjouit de pouvoir trouver un adversaire capable de répondre.

Donc, je n’ai pas d’ennemi.

Pour autant, je n’ai guère le goût d’être le destinataire du ressentiment d’autrui. Naît assez vite du mépris reçu en pleine face, de l’indignité, du crachas, du soupçon ou de l’opprobre un sentiment d’injustice… d’autant plus amer qu’il semble impossible de se défendre lorsqu’on reçoit flopée d’anathèmes réducteurs.

Je n’irais pas jusqu’à demander réparation avec mes témoins sur le champ, pas plus que je n’aurais le réflexe de chouiner.

Je crois plutôt en la force de la dérision et en la puissance joyeuse de la poésie.

Je ne dis pas que l’autre est un crétin, mais je l’imiterai assez pour qu’il se reconnaisse dans le miroir déformant .

La fable ou le poème sauront le réduire mieux que le pistolet.

Et ces jours-ci, je les ai trouvés ridicules ces petits marquis et marquises de cour de récréation . Si enfantins à hurler parce qu’ils ont peur, hurler et mentir que je ferais dorénavant partie des très méchants à cause de mes opinions.

Mes opinions et mon bulletin de vote très républicain merci !

Le peuple c’est un peu salissant pour les marquis !

Les très méchants, ça existe ! Ils ont d’ailleurs des ennemis qu’ils pointent du bout du doigt les désignant à la vindicte, comme la cause de tous les problèmes.

Ou au mieux disent-ils avec condescendance, serais-je un naïf abusé dans ma bonté.

Mais je ne colle pas d’étiquette sur la tête des gens. Je les juge aux actes.

Et je n’ai jamais fait de mal à une mouche. Que lui ouvrir la fenêtre pour qu’elle s’envole et vite !

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