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Cloué par la canicule, on se retrouve avec soi même

humeur du jour

Ainsi, je n’aurais pas eu besoin de descendre vers le Sud pour trouver la canicule.

Chacun la commente. Qui la minimise, qui voit en elle le réchauffement climatique, qui comprend la sécheresse, qui arrose ses fleurs en cachette.

Et je perçois mieux les souffrances de celles et ceux qui vivent sous le soleil de plomb depuis des lustres.

Je regarde la carte d’un œil envieux vers le Nord, je pense aux pays nordiques comme des havres de fraîcheur. Migrer ?

Mais voici donc qu’il faudra se confiner jusqu’au soir.

Demain sera pire, je serai sur la route, je partirai très tôt…. mais bonheur ! je te retrouverai !

La pause est forcée. Je dis des banalités.

En ce moment je me regarde dans mon âge. C’est un âge étrange. Une sorte d’adolescence du vieux. J’ai déjà parlé de ces changements. Le Monde va peut-être se décider à changer de siècle. Et moi de vie.

Depuis que j’ai quitté l’école comme un marin son navire, depuis que je me recentre et sur les vrais besoins et les gens que j’aime… J’allège. J’allège encore… La sobriété, je la fais mienne.

J’ai encore renoncé hier à quelques pérégrinations dans les commerces.

Un moment, il n’y a pas si longtemps, je m’agitais pensant intéressant de parler de politique ou d’explorer mille sujets… Je reste curieux. J’ai toujours ce goût de transmettre, mais je ne peux plus me disperser. Et puis les gens s’en fichent un peu…

Vous rendez-vous compte que jeune retraité, après une vie professionnelle très agitée, j’avais réussi à me mettre en burn-out ? Tout ça pour ne pas donner l’impression de rester les bras ballants… alors que mes journées sont riches et intenses… Bon sang, si je pouvais m’ennuyer un peu…

On parle du climat. Tape-t-il sur les nerfs des gens ? En ce moment je les vois se disputer à l’infini sur l’Internet. Et puis heureusement, dans la vie de tous les jours, la douce réconciliation du bavardage.

Prenez le temps de bavarder. Non pour les choses qu’on dit, non pour “jaser” sur autrui mais pour se relier. Prenez le temps de dire bonjour, prenez le temps de la petite attention… c’est bon comme une source fraîche !

Bavarder librement. Marcher dans la vie. Humer l’air du temps. Prendre le temps y compris de flâner mais aussi, et moins encore qu’hier, ne pas pour autant se contraindre dans les faux semblants. Les obligations.

C’est ce luxe de vieillir. Ne comptez plus sur moi pour aller m’emmerder quelque part. J’ai perdu le goût de la file d’attente et je n’ai jamais tellement eu celui du cocktail mondain… Ô si je devais compter toutes les réunions inutiles qui jalonnèrent ma vie !

Mais je cesse de vous ennuyer. Je dois aller m’hydrater. Il en va ainsi des vieilles personnes comme des plantes. Point d’alcool. Point de boisson glacée qui enverrait de mauvais messages à mon pauvre cerveau. Mais du thé ! Sauf que j’hésite gravement, vert ou orange pekoe ?

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