J’aime écrire. Mais puisque j’édite un site, sans être techno, j’aime soulever le capot. Esprit de curiosité, envie de comprendre, mais surtout j’éprouve la volonté de construire un objet qui réponde à mes besoins, me ressemble et que je puisse faire progresser.
À chacun son site !
Plutôt que de le ou la livrer aux réseaux des géants du Web, l’État devrait donner à chaque jeune un espace numérique personnel avec la possibilité de tenir un site ou un blog pouvant se relier aux autres. L’école aurait pour mission d’enseigner à maîtriser son espace personnel dans ses différents aspects.
Un site, je le vois comme lieu d’expression mais également d’identité numérique. Mon identité tient à mon indépendance. Dans l’esprit d‘Indieweb, je veux garder le contrôle d’un contenu m’appartenant vraiment.
Voilà pourquoi j’ai choisi des outils libres dont le fameux WordPress utilisé ici.
Le piège du surgelé et de la cuisine toute faite
WordPress est très intéressant mais son écosystème peut pousser à la consommation de produits préfabriqués et même favoriser tout un commerce qui n’a pas lieu d’être et des dérives à éviter.
On a vu notamment l’explosion de constructeurs censés aider à s’appuyer sur des modèles préconçus. On a vu également une pléiade d’extensions ajoutant des briques de fonctionnalités au risque d’ajouter des outils dont on n’a pas vraiment besoin.
Outre le fait que ça peut pousser à d’inutiles dépenses, si l’on est imprudent, on transforme son site léger en lourd char d’assaut difficile à manœuvrer et qui va peser lourd.
C’est d’autant plus dommage qu’aujourd’hui la maturité de l’application lui permet de répondre simplement aux besoins essentiels de la plupart d’entre nous.
Minimalisme et allègement sans austérité
Je ne reviens pas à l’idée pour moi importante de protéger le site et les lecteurs : une bonne attention à la sécurité, des images légères, des pages lisibles.· J’aime bien que le site soit cohérent avec les valeurs que je défends.
Je ne cesse d’apprendre et tenter de comprendre l’impact de tel ou tel choix. WordPress dit que le code c’est poétique. En tout cas, ça m’intéresse de mesurer l’impact de telle ligne de code, de telle organisation de la page (on déplace des blocs pour la mise en forme comme dans un légo mais les choix ne sont pas seulement visuels, il y a des normes…).
Parfois on peut se faire peur, et puis on découvre que le numérique a bonne mémoire de nos différents gestes. Il faut savoir repérer les variables, identifier les causes… Ça tient du bricolage… où l’on peut adopter des solutions solides, d’autres fantaisistes. Il faut beaucoup mesurer, vérifier.
Il faisait froid, j’en ai profité pour un nettoyage de printemps et des améliorations
J’ai découvert que les commentaires posaient des problèmes de lisibilité. Les tests faisaient légèrement chuter la note d’accessibilité. En réalité c’est un manque du logiciel WordPress (une affaire de lien cliquable trop serré et problématique pour une personne mal voyante). J’ai cherché et en comparant trouvé des bouts de codes en « php ».
Je voulais également que les réactions en provenance du Fédiverse puissent apparaître sans être trop envahissantes. Là j’ai mélangé un peu de « php » et de « css ».
Je me suis dit au passage, que je voulais bien valoriser l’idée de partage, mais pas en direction de X ou Facebook mais plutôt vers des instances du Fédiverse dont celles de Mastodon, histoire d’inciter mes chères lectrices et chers lecteurs à oser y ouvrir un compte. Donc maintenant, vous avez un lien pour faire ça. Il existait une extension mais j’ai trouvé à la place un petit bout de code et c’est toujours sans cookie !
Autre faiblesse du CMS WordPress, quand vous étiez sur smartphone, les audios des chansons pouvaient se charger avec un léger décalage. Là encore un peu de code et une modification du .htaccess ont permis de retrouver des performances proches de 100% de réussite. C’est pas pour la compétition, mais c’est mieux qu’un site se charge le plus vite possible.
Je suis allé revoir pour terminer la mise en page des nouveautés.
Et juste avant j’ai demandé à mon cher hébergeur de virer une tâche cron qui me paraissait inutile. C’est un dispositif qui permet de déclencher une action de façon régulière et automatisée mais là aussi, il faut préserver les ressources.
Jargon
Les néophytes auront été inutilement effrayés par ma prose, et les spécialistes auront souvent un œil critique. Le geek adore pointer ce qu’il voit comme un défaut chez l’autre. — Quoi ? tu utilises WordPress et non des pages statiques ?
Et là je sors mon XtremCache…
Mais je ne prétends pas à la perfection et vu le nombre de pages du site, je ne vais pas migrer demain matin vers autre chose.
En guise de conclusion provisoire
Non, simplement, c’est que progressivement, à ma mesure, je vois que je peux apprendre, que je me passe de nombre d’extensions, que le site est cohérent et présentable, répond à mes besoins. Chacune, chacun peut ainsi progressivement faire son site à sa façon, à sa main. On peut ainsi avoir aisément un site banal qui ressemble à tous les autres, ou un site un peu personnel, identifiable tant dans ses contenus que son ergonomie.
PS : je partage au fur et à mesure mes bouts de code sur Codeberg, si ça peut servir…

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