Comment je simplifie la gestion de WordPress


Wordpress des jetons avec le symbole du cms

·

9–14 minutes

Je parlais hier de l’intérêt de simplifier les choses. La logique s’applique à ce site. J’utilise le système de gestion de contenu WordPress. C’est un logiciel libre. Riche d’un potentiel conséquent, il peut piéger en demandant beaucoup d’énergie. Alors, toute une clique de coachs nous abreuve de conseils qu’ils ne s’appliquent pas toujours. Après quelques années en autodidacte, voici comment je simplifie la gestion de WordPress. Et je peux certainement progresser encore dans la démarche !


La technique doit être au service de l’intention d’écriture.

Les sites et les blogs personnels sont très nombreux, ils ne tiennent pas toujours sur le long terme. C’est lié parfois à des questions de motivation, de contenus comme de complexité technique.

Les réseaux sociaux proposent un fil continu qui ne permet pas d’approfondir ou de nuancer l’expression d’un point de vue ou de développer vraiment la créativité. Surtout, lorsqu’on écrit dans le fil d’un flux dilué lui-même dans un vaste flux alimenté par diverses communautés, difficile de présenter une pensée structurée ou une cohérence d’ensemble. Je trouve vraiment intéressant de pouvoir s’exprimer via un blog ou un site personnel. Ce devrait même être une compétence à enseigner à l’école. Ce site est pensé autour d’un flux, son journal et d’un « stock » où des créations sont mises en partage… Le flux du journal, notamment quand ce sont des sujets de réflexion, peut devenir un « stock de ressources ».

Sauf à vouloir s’en tenir à tenir un journal quasi intime, trois difficultés se présentent qui sont reliées :

  • proposer un contenu qui intéresse, avec une intention compréhensible et cohérente
  • maîtriser les aspects techniques pour pouvoir être publié
  • pouvoir être repéré ou lu

La tentation d’écrire pour Google

La majorité des personnes qui viennent sur mon site arrivent après avoir mené une recherche, le plus souvent via le moteur de recherche Google. Elles ont pu entrer un mot clé ou une question et sont arrivées sur le site un peu par hasard. Certaines personnes ne resteront d’ailleurs pas plus de trente secondes !

C’est peut-être votre cas en trouvant cette page. Vous n’êtes pas arrivé-e par la page d’accueil. Très souvent la visite se fait pour répondre à une question.

On voit tout de suite la difficulté lorsque par exemple je propose une chronique d’humeur ou un texte poétique… personne ne les cherche a priori. Et c’est la difficulté déjà soulignée de pouvoir découvrir de l’inattendu, c’est à dire, des réponses ou des pistes à des questions qu’on ne se posait pas ! C’est pourquoi je collecte et partage de temps à autres des « curiosités numériques ».

Un tiers des visiteurs du site viennent du réseau social Mastodon. Souvent les personnes ont cliqué sur un lien mettant en avant un article. Autrefois je promouvais le site sur de nombreux réseaux. Mais la dépense d’énergie était trop grande et les gens ne cliquent pas sur des « partages automatiques » de nouvelle publication. Je ne suis plus présent que sur un seul réseau, ça me suffit si je veux des interactions réelles et de qualité.

D’autres personnes viennent parce qu’elles me connaissent ou m’ont connu, en faisant une recherche sur mon nom. Certaines ont placé le site dans leur agrégateur de flux rss ou ont mis le site en « favori » dans leur navigateur préféré (Firefox, c’est bien !). C’est la curiosité qui les guide ou l’amitié… ou les deux.

Google présente déjà une sorte de résumé du site produit par l’intelligence artificielle. Pour que les moteurs de recherche repèrent un site et ne l’invisibilisent pas, il faut respecter un certain nombre de normes :

  • un contenu riche et plutôt long
  • une mise en page hiérarchisée
  • une page fluide et légère avec des images présentant des balises alt claires etc.

Des choix éthiques, un souci d’indépendance

Certains choisissent d’héberger leur contenu sur une plateforme gratuite qui laissera parfois passer de la publicité. Mais on n’a pas là le choix réel de la mise en page. Très souvent l’adresse du site se réfère à la plateforme…

Par souci d’indépendance, je veux être pleinement propriétaire de mon site, en avoir la plus grande maîtrise possible.

  • je n’utilise que des logiciels et applications open source
  • mon site est hébergé en France chez un hébergeur respectueux
  • j’ai éliminé les liens de partage vers des réseaux sociaux qui laissent des cookies sur les navigateurs des visiteurs ou l’intégration de vidéos venant par exemple de YouTube pour les mêmes raisons…
  • l’intelligence artificielle est interdite sur ce site et je crée moi même tous les contenus sauf certaines images libres de droit mais que je crédite comme celle qui fait l’en-tête de cet article.
  • j’ai permis les commentaires sur les seuls articles du journal (ils sont modérés) et je veille à la protection des données personnelles.
  • il n’y a pas de statistiques au niveau de mon administration (juste des statistiques anonymes au niveau de l’hébergeur)

Ces choix ont des répercussions : je dois veiller à ce que les fonctionnalités ajoutées à WordPress via des extensions ou plugin respectent cette exigence ! Je me fiche des statistiques en elles-mêmes : je n’ai rien à vendre et je privilégie la qualité des échanges.

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs

Sur Internet on trouve foultitude de personnes qui dispensent des conseils pour avoir un site « performant » qui sera vite célèbre et même rapportera de l’argent. De très nombreuses propositions techniques sont faites notamment d’ajouter des fonctionnalités sans toucher au code… Dans ce cas, il faut télécharger des extensions. C’est facile !

Facile de surcharger son interface… et de se mettre en danger à la fois du point de vue de la sécurisation, des interactions problématiques entre extensions, de la protection des données…

Quand je vois ou je lis de tels conseils, je cherche toujours le site de la personne qui les donne pour vérifier si la qualité promue par le coach zélé est mise en œuvre sur son propre site. Un petit tour sur PageSpeed Insigths a permis de faire tomber nombre de masques ! Si on dit que les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés, avec un site, ça laisse rêveur !

Un site c’est fragile, plus on rajoute de fonctionnalités, plus le château de cartes risque de s’effondrer

Il m’est arrivé d’avoir un joli site sous WordPress avec des extensions diverses ajoutant des fonctionnalités : certaines sont très utiles, d’autres esthétiques ou d’autres encore relèvent d’un peu gadget… Lorsque vous déroulez l’article, vous voyez en haut de la page une ligne de progression de défilement… C’est une extension que j’ai rajoutée pour faire joli… mais j’évite de multiplier les effets.

Lorsqu’on ajoute des effets, on peut alourdir le chargement d’une page. On peut aussi avoir des soucis entre deux extensions qui vont entre elles créer un bug ou problème plus ou moins grave. Les mises à jour, nécessaires à la sécurité, peuvent venir déséquilibrer l’ensemble…

Donc, j’ai appris à limiter et retirer les extensions pour éviter d’alourdir…

J’ai vu que certaines extensions, quand on les désinstalle, laissent du code dans les fichiers des bases de données. C’est ennuyeux parce qu’à la longue ça encombre inutilement l’espace et peut engendrer des soucis…

L’exemple douloureux de la mise en cache

Un site qui s’affiche lentement, c’est la certitude que les visiteurs risquent de partir plus vite. Des dispositifs permettent de « mettre en cache » les pages de façon à que le serveur ne soit pas trop sollicité et que les visiteurs puisent rapidement dans ces pages mises à disposition… Si vous ne videz pas le cache de votre navigateur, vous allez retrouver la dernière version chargée… Ce n’est parfois qu’en rafraîchissant une page (touche F5 ici), que vous en découvrez la nouvelle version.

Il faut en plus savoir qu’un site doit s’adapter aux différents écrans : ordinateur, tablette et surtout smartphone…

Mon fournisseur permet d’utiliser le très bon dispositif LiteSpeed Cache. Je l’ai longtemps utilisé. Mais il est associé à une extension à installer dans WordPress. Et cette extension par les mille réglages qu’elle propose, est… un calvaire ! Je me suis retrouvé à la vérifier constamment et ajuster des réglages, notamment après la mise à jour… Un expert s’en sort (plus ou moins) mais il y a tant d’interactions que ça reste bien fragile…

Il y a peu une mise à jour de l’extension a fait chuter gravement les résultats. Impossible de retrouver les très bons scores antérieurs. Que d’heures perdues !

Puis j’ai découvert une autre approche proposée par mon hébergeur qui permet de tout gérer sans paramétrage ou presque. J’utilise XtremCache, le plugin Redis en version libre, je fais quelques réglages au niveau de l’hébergeur de l’application PageSpeed… et voilà !

Ce qui m’intéresse, c’est que c’est tout aussi efficace et que je n’ai pas à bricoler…

Après un petit temps, j’ai pu retrouver de bons résultats Et voici ceux affichés ce matin par PageSpeed Insigths

  • pour un ordinateur
  • sur mobile

Bien entendu, en fonction de divers paramètres liés à l’hébergeur, aux pages du site etc. les résultats peuvent varier mais ce qui compte c’est que j’ai trouvé une solution où j’aurai moins à me triturer les méninges et je vais pouvoir orienter mon énergie sur les contenus.

Les extensions que j’utilise

Mon hébergeur (02switch pour ne pas le citer et qui reste à mes yeux le plus efficace et réactif) permet à son niveau d’ajouter un certain nombre de règles de sécurité. J’effectue des sauvegardes au niveau de l’hébergeur (qui lui même en effectue de façon automatisée) et via un logiciel libre Filezilla au final pas complexe à gérer et sans les aléas d’extensions de sauvegarde lourdes et décevantes.

Pour la gestion des images, j’utilise le format Webpp ou le nouveau format avif mais je prépare mes images si possibles avant de les mettre en ligne sur mon ordinateur sous Linux via l’application Gthumb (open source) beaucoup plus simple à gérer que Gimp. De même je convertis mes audios en mp3 avec Audacity.

Les extensions
(toutes gratuites et vérifiées)

But
Akismet Anti-spam: Spam Protection
proposé par défaut, évite de se faire spammer dans les commentaires notamment
AudioIgniter
permet de proposer des audios en liste de lecture remplacé par du code
Complianz | GDPR/CCPA Cookie Consentla bannière de gestion des cookies, ils sont tous fonctionnels, légalement je pourrais m’en dispenser, je la laisse pour rassurer les visiteurs
plus de cookie
FlipBook 3D 
afficher les .pdf sous forme de livres (utile pour la rubrique fiction) insertion directe des pdf
Gutenbergdes blocs de mise en page
JSM Non-Breaking Space (nbsp) for French Contentpour éviter que des ? ou ! se retrouvent renvoyés seuls en fin de paragraphe
o2switch – WpTigerextension maison de mon hébergeur
Read Meter – Reading Time & Progress Bar for WordPress.
la barre de progression des articles (c’est un gadget)
Redirectionrediriger des pages en erreur vers une autre
Redis Object Cache
Complément de XtremCache, installé au niveau de l’hébergeur, aucun paramètre
Safe SVG
pour pouvoir utiliser des images SVG
Simple Blog Statspour indiquer par exemple le nombre d’articles publiés via un code court
un code suffit
Slim SEObeaucoup plus léger que Yoast Seo, Rank Math etc. gère les paramètres de métadonnées, y compris le titre et la description meta, la structure de l’URL et les balises open graph de façon très simple
Sticky Block
Bloque le menu en haut de page
Twentig
enrichit le thème Twenty Twenty-five
WP Sitemap Page
crée un plan de page
WP-Sweep
nettoie la base de données, mais je pourrais aller le faire au niveau de l’hébergeur
WPS Hide Loginmasque l’accès admin pour protéger des visiteurs indésirables

Si je ne gérais qu’un blog classique sans avoir à partager d’audios ou de .pdf je pourrais encore alléger la voilure.

L’idée c’est à chaque fois :

  • que ce soit utile
  • éprouvé par d’autres utilisateurs
  • n’impacte pas la vitesse d’affichage du site

J’ai exclu par exemple les extensions « usine à gaz » de type JetPack ou toutes celles qui ne visent qu’à vendre du « premium » en proposant des fonctionnalités trop restreintes.

J’ai un temps utilisé la très bonne extension française SEOKEY qui m’a aidé à mieux comprendre comment fonctionne le référencement. Il en existe une version gratuite.

Simple ?

Je me dis qu’un néophyte qui va lire cet article risque d’être effrayé.

Pour résumé j’aurais tendance à dire :

  • choisissez un thème gratuit et léger (les thèmes WordPress par blocs FSE sont vraiment faciles à manipuler maintenant)
  • fuyez les extensions qui demandent un paramétrage complexe, c’est trop aléatoire en fonction des évolutions
  • n’installez que les extensions dont vous avez vraiment besoin (en fonction des besoins qui émergeront) et prenez garde à celles qui sont « décoratives » mais pourraient être coûteuses

Au fond, la question est de savoir si l’ergonomie générale convient en fonction de l’hébergeur, des compétences et du projet…

L’idée à chaque fois c’est de revenir à mon intention d’écriture. Ce que je recherche c’est à proposer un espace « lisible », facile pour les visiteuses et visiteurs. C’est pour cela que je parle d’univers digital. C’est à dire que c’est un projet personnel visant à mettre en avant une intention cohérente et en faciliter l’accès en se plaçant du point de vue de celles et ceux qui viennent elles et eux mêmes mus par des intentions diverses…


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


VOUS POURRIEZ AIMER AUSSI

dernières publications

Les commentaires

Commentez, ou publiez une réponse sur votre blog (avec un lien vers cet article) ou sur le Fediverse (Mastodon, etc.) : elle apparaîtra ici.

Un mot en retour ?

Vous souhaitez citer cet article sur votre site ? Indiquez simplement votre lien ici.