Il faudrait que je tende un micro. Ça crie, ça hulule, ça se répond. ça feule presque parfois. Soudain on entend comme une dispute juste dans les buissons proches. Partout du causse surgissent les cris de celles et ceux qui se cherchent un territoire tandis que d’autres chassent encore. C’est toute une agitation comme si les oiseaux de nuit faisaient la conquête du causse. Parfois un petit chien effrayé ajoute sa note. Hulottes surtout je pense mais peut-être bien l’Effraie des rochers se fait entendre ou quelques Chevêches… il me faudrait l’oreille d’un spécialiste. Tout ce monde me semble affairé avant que le jour ne se lève. Toute cette vie parallèle à la notre, tout ce mystère qui plaît bien à mon enfant intérieur.
Le grand concert des oiseaux de nuit

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1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
Vivons heureux en poésie !
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