Les choses s’alignent : le site indépendant, s’est relié d’abord au Fédiverse. Avec les webmentions ensuite, il facilite les liens entre sites ou réseaux. Avec l’Indieweb maintenant, il s’agit de s’inscrire plus résolument dans une démarche qui met l’accent sur les sites web personnels et la communication décentralisée. Un peu de technique ? Oui, pour pouvoir faire des ponts. Mais surtout, un état d’esprit.
Un site, un blog pour chacune et chacun
Cela fait un moment que je défends l’idée que chacune, chacun, si possible dès l’école puisse posséder son propre espace numérique et apprendre à s’y exprimer en toute indépendance.
Depuis les dérives observées sur les réseaux sociaux, je suis convaincu de l’intérêt de posséder sa maison numérique personnelle à partir de laquelle selon ses envies, il est possible de diffuser et de recevoir de l’information choisie en direction d’autres sites personnels et indépendants.
Avec cette logique, pas de vol de données, pas d’algorithmes, pas de censure, pas de limitation autre que le respect des lois mais plutôt la possibilité d’animer un véritable Web coopératif.
Aujourd’hui pour avoir mon site, je paye un hébergeur que j’ai choisi en France. S’il rencontrait des difficultés, je reste propriétaire de mon nom de domaine et de mes contenus que je sauvegarde régulièrement. Je pourrais même chercher à l’auto-héberger le cas échéant.
Trop de personnes sont dépendantes d’un réseau, d’une plateforme, avec toutes les conséquences que cela induit.
La puissance des outils commerciaux des géants du Web a crée une situation de quasi monopole et surtout masque le fait qu’avec quelques protocoles et surtout un certain état d’esprit, il est tout à fait possible de renouer avec l’esprit d’un Web véritablement libre, coopératif et créatif.
Je ne suis pas un geek, pas un technicien.
Un cheminement logique
J’ai quitté les réseaux sociaux commerciaux, j’ai il y a un moment renoncé à publier un blog sur une plateforme et j’ai veillé à produire un site en France pour maîtriser la protection des données. Je me suis peu à peu approprié des outils pour que le site n’espionne personne, ne dépose aucun cookie, soit léger et aussi accessible que possible.
Plutôt que d’être présent sur plusieurs réseaux sociaux je me suis limité à une seule instance Mastodon où j’informe des publications faites ici.
Le Fédiverse
J’ai intégré ensuite un protocole permettant aux plateformes du Fédiverse d’accéder directement au contenu du site.
Les Webmentions
Puis j’ai mis en place un dispositif via une extension, qui fait que si une personne commente une publication via son instance Mastodon par exemple (ou toute autre instance du Fédiverse), le commentaire pourra remonter dans l’article du site.
On peut y ajouter les remontées des « likes » ou des « partages » mais je ne voyais pas l’intérêt de reprendre une logique de mise en compétition.
La démarche IndieWeb
Le terme IndieWeb vient tout simplement de la contraction de :
indie = indépendant
web = le Web
On retrouve le terme d’indie quand on parle de cinéma, d’édition, de musique… Cela peut se relier à une culture que j’aime bien en tant qu’autodidacte un rien polymathe.
Si le Fédiverse est une fédération de plateformes sociales l’IndieWeb serait plutôt une fédération de sites personnels.
Sans entrer dans les détails techniques, entrer dans la logique IndieWeb c’est s’assurer qu’un certain nombre de protocoles permettent aux sites de se reconnaître en parlant la même langue.
C’est le site qui va devenir identité de connexion.
On s’appuie aussi sur la logique POSSE : Publish On your Own Site, Syndicate Elsewhere.
Publier sur son site permet d’être repéré et lu ailleurs sans dépendance.
Comme j’utilise un CMS WordPress, il existe des extensions qui font le boulot assez simplement pourvu qu’on ait fait attention à certains réglages.
Comme je respecte ces protocoles, j’ai maintenant ma page sur IndieWeb.org
https://indieweb.org/vincentbreton.fr
On peut retrouver des explications là : https://indieweb.org/Main_Page-fr
Un code de conduite anime aussi la communauté des personnes qui se retrouvent dans cet esprit.
Une présentation très intéressante est faite ici :
https://www.glukhov.org/fr/post/2025/10/indie-web-overview/
Sur Wikipédia on peut lire 10 principes plus un :
- Maîtrisez vos données.
- Utiliser et publier des données visibles d’abord pour les humains, ensuite pour les machines.
- Fabriquez ce dont vous avez besoin.
- Utilisez ce que vous fabriquez.
- Documentez vos affaires.
- Ouvrez le code source de vos créations.
- L’UX et le design sont plus importants que les protocoles, les formats, les modèles de données, les schémas, etc.
- Modularité.
- Longévité.
- Diversité.
et une onzième formule informelle : « Avant tout, amusez-vous !»
Pour mémoire les outils que j’utilise :
Tous ne sont pas nécessaires, on peut s’inscrire dans la logique IndieWeb sans ActivityPub et réciproquement. Ils sont complémentaires.
| ActivityPub | Version 8.0.1 par Matthias Pfefferle & Automattic |
|---|---|
| IndieAuth | Version 4.5.5 par IndieWeb WordPress Outreach Club |
| Version 0.13.3 par Jan Boddez | |
| IndieWeb | Version 5.0.0 par IndieWebCamp WordPress Outreach Club |
| NodeInfo | Version 3.1.0 par Matthias Pfefferle |
| Version 4.5.3 par David Shanske | |
| WebFinger | Version 4.0.1 par Matthias Pfefferle | |
| Webmention | Version 5.6.2 par Matthias Pfefferle |
| WebSub (FKA. PubSubHubbub) | Version 4.0.0 par PubSubHubbub Team |
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