Je suis en état d’hébétude

Publié le Catégorisé comme sur le vif
la pluie
« Rain Raining » par Negative Space/ CC0 1.0

Oui, je suis en état d’hébétude. Vous me direz que c’est une habitude. Ce n’est pas gentil ! Ou que c’est dû à l’âge, c’est pas faux. C’est surtout que j’ai mal dormi et que j’avais des projets pour aujourd’hui que j’ai glissés sous le tapis. Y a des moments où faut différer. Accepter la sensation d’être embrumé. Pourtant j’écris ?

L’insomnie me nuit

clair  de lune

Me faites pas le coup de la Lune, ou des ennuis… En vérité mes chères et chers lectrices et lecteurs, tout va bien, c’est la faute à Isis qui toujours à la fête est rentrée vers trois heures du matin... La garce fréquente ! Elle est la honte de la famille.

Isis baille

Et vas-y gratte, gratte le bas du volet jusqu’à ce que mon humain m’ouvre fissa. Et je prendrais bien quelques croquettes après cette virée avec mes copains…

Déjà servie ? Oui ! Mais pire qu’une syndicaliste, une manif à trois heures du matin exigeant de la croquette fraiche. Même le chien a protesté.

D’aucuns savent se rendormir, s’apaiser et ronflent cinq minutes après l’incident quitte à pousser un peu la grasse matinée. Non, moi il faut que je me retourne, que je chasse ce qui se ressasse, que j’épanche ma soif et crétin de la lune pleine que j’aille voir qui écrit la nuit sur les réseaux sociaux… Quelle idée débile ! Normalement la machine est en pause et hors la chambre !

Bref… me voilà jouant les vieux cons à commenter les propos passionnants d’autres insomniaques et autres narcissiques pétris de moraline…. J’aurais bien mieux fait de me shooter à la mélatonine !

Et pourquoi rester dans le lit ? J’aurais pu avancer sur mes écrits… J’admire l’Amélie Nothomb que la légende présente comme se levant à quatre heures et vidant sa théière à côté de son cahier…

Si ça se trouve ce n’est que fausseté, elle se tape des grasses-mat indécentes ou au contraire réveille la bonne pour qu’on lui monte son thé dans le donjon et dicte ses romans à une vieille secrétaire, chouette insomniaque aussi rétrécie que revêche…

Bref, à six heures je n’avais pas fermé l’œil et comme si je devais aller au bureau, j’étais sur le pont servant le troupeau (une nouvelle fois) puis m’abandonnant aux tâches ancillaires. Vivre un lave-vaisselle plein de choses à ranger m’est totalement insupportable. C’est ainsi. Chasse à la miette, place au tri !

Debout, mais un rien agacé… debout à frotter le plancher, boire mon thé devant la nouvelle ministre dont le ton policé viendrait presque rassurer si ce n’était la même langue de bois… Ah ! ah ! Debout.

Tu veux parler politique ?

petit bonhomme dans une boite

Parfois ça me chatouille. Ouvrir un blogue qui causerait politique et expliquerait comment on se fourvoie et qu’on ferait bien de se reprendre vu que notre train fonce en accéléré dans le décor et qu’on s’interroge juste sur la couleur des wagons ou l’uniforme des passagers… plutôt que sur le nombre de conducteurs et la vitesse du train… tandis que ça fonce à vive allure dans un nuage de fumée !

Non, je ne voudrais pas parler politique mais qu’en réalité, on laisse l’amour, la poésie et la sagesse un peu mieux nous guider… Edgar ( Morin) ? Tu es là ? Faudra que je vous cause de son opuscule sur le sujet.

Parler de politique dans le brouillage actuel risquerait de me faire perdre encore un peu de ce temps précieux, mes rares amis, de m’énerver et nuire à mon fragile sommeil, alors je vais me contenter si je peux d’être ce que je voudrais que les autres soient.

Pour le reste, on en reparlera…

Tué par la sieste

Galou le chien de Vincent Breton

Qui donc m’assomma par surprise ? Je m’étais dis que ce serait cinq minutes, je me suis réveillé deux heures plus tard comme après une anesthésie générale. La sensation n’est pas désagréable. L’énergie n’est pas au rendez-vous… J’ai eu droit au merveilleux câlin de Galou qui lui au moins ne me juge pas.

Mais voilà ma journée décousue et je risque encore d’être demain dès potron-minet à m’impatienter de voir que les commerces restent fermés de nuit en Aveyron…

Mon lundi est gribouille, je suis déjà en retard pour ci et ça et le feuilleton à écrire et il faudrait que, enfin, heureusement que je ne devais pas aller travailler aujourd’hui…

Toujours à cinq heures !

Déjà petit, il parait qu’à l’âge de cinq ans, j’allais réveiller mère à cinq heures pour lui dire : « tu vois je t’ai laissée dormir aujourd’hui ! « 

© V. Breton À CINQ ANS

L’été, j’aime les journées où le le soleil me rejoint tôt, où l’on peut trainer impunément la nuit et dormir le jour, obligé de canicule.

Je suis impatient du printemps et de l’été. On en reparlera quand je trouverai des raisons de me plaindre en bon français…

Là dessus que devient le monde ?

On fera mieux demain. Le mardi, j’irai me reconnecter discrètement à la vie réelle. Je veux des fleurs et des plantes pour la terrasse et le jardin. Des trucs qui sentiront bon mais rien qui n’exige trop d’arrosage. C’est la vie du retraité. Je vieillirais donc ? Ce serait ça ?

Il faudra que je cravache un peu plus côté écriture… « cravacher, cravacher ! « 

Et là soudain je pense à la chanson d’Hélène Martin – encore une qui me manque furieusement – « Pense bête » en voilà une qui savait vivre en poésie !

Hélène Martin – Pense Bête
Vincent Breton

Par Vincent Breton

Vincent Breton auteur ou écriveur de ce blogue, a exercé différentes fonctions au sein de l'école publique française. Il publie également de la fiction, de la poésie ou partage même des chansons !

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