Vincent Breton
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L’écriveur — « Vivons heureux en poésie ».
Chaque jour : journal, fiction, poésie & chansons.
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Après avoir travaillé dans l’enseignement aux quatre coins du pays, j’ai posé mes valises en Occitanie (Rouergue)

Vincent Breton

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  • Je suis un dauphin

    Voilà, je commence bien la semaine. Je suis un dauphin. Vous allez dire que j’ai complètement vrillé. Aurais-je sombré dans un nouveau délire ? Peut-on dire que je souffre de zoanthropie ? C’est vrai que gamin j’aimais bien la série « Flipper le dauphin ». Selon son dresseur, la femelle dauphin qui incarnait Flipper est morte et se serait…

  • J’ai cru que nous étions lundi

    Oui ce matin, après une grasse matinée autorisée par les animaux jusqu’à 5h45, je me suis levé, de si bon pied de si bon œil. J’ai cru que nous étions lundi. Ça ne devrait rien changer pour moi. Pourtant je me suis retrouvé dans cette sensation double : une impatience contrariée, du temps retrouvé. C’est donc…

  • Une fanfare délicate

    Une fanfare délicate, c’est celle du film d’Emmanuel Courcol «  En fanfare » qui sait visiblement se démarquer et rencontrer son public. Voilà un cinéma qui ose s’adresser à tous, sait se montrer intelligent et populaire. Si j’évoque la délicatesse c’est que l’ironie sait rester douce, l’émotion sensible est présente sans jamais renoncer à la pudeur…

  • On passe les 630 !

    Mieux que 331, on passe les 630 ! Comment ça ? Vous avez déjà oublié les 331 que conspua Napomicron hier soir ? 331 députés. 630 articles publiés ici. Et j’ai fait quelques ajustements techniques (encore) et je continue l’écriture du conte qui vous sera livré en cadeau de Noël. Je me suis fait engueuler ! C’est resté poli…

  • Amoureux des arbres

    Je ne suis pas devenu adepte de l’écosexe et je n’ai pas sombré dans la dendrophilie. Mais je crois bien que je suis amoureux des arbres ou en tout cas de certains d’entre eux. Je peux vous avouer que je fréquente régulièrement quelques arbres avec lesquels j’entretiens une amitié aussi chaste de désintéressée mais hautement…

  • J’ai été insulté publiquement

    Oui, j’ai été insulté publiquement. Le pire c’est que je ne pouvais pas répondre. C’était pourtant violent. Face à moi, j’avais le mépris froid et glaçant. Ce regard fixe. Des mots réducteurs, des mots mensongers. J’aurais pu céder à la colère devant tant de provocation. Être insulté ainsi sidère d’abord. On cherche à comprendre : l’excuse…

  • Ces différences qui dérangent

    Ces différences qui dérangent, nous les connaissons. Je parle de choix personnels, de référence à des valeurs, de libertés individuelles, de façons d’être ou d’assumer une identité. Cela peut concerner l’expression, des choix esthétiques ou culturels. Je parle de différences qui ne cherchent pas à s’imposer à autrui au-delà du cadre légal même si celui-ci…

  • Je fis un feu

    Je fis un feu. Ce matin, deux degrés. Et c’est loin d’être déplaisant lorsqu’on peut se réchauffer. Les animaux se rapprochent de la cheminée avec ferveur. Et comme à chaque fois, le poème de Paul Éluard me vient aux lèvres. Je le tiens pour l’un des plus beaux… Il m’accompagne depuis l’adolescence et son mystère…

  • Le risque du conformisme

    J’ai beau le conspuer souvent, le risque du conformisme peut me concerner comme n’importe qui. Les exigences et les conventions sociales permettent de vivre ensemble, d’apprendre à nous supporter à défaut de nous connaître et de nous comprendre. L’ennui, c’est quand on se laisse commander au-delà de sa propre dignité. Ce n’est pas seulement céder…

  • Le pinceau en l’air

    Il a plu, il a plu tellement. Difficile d’aller loin quand l’eau du ciel vous confond avec la rivière. Au fil de l’eau, la voisine sur son vélo mouillé pestait. Il faisait hier un vrai grand soleil. J’ai rapporté de la peinture. Qu’en ferais-je ? Je suis resté, le pinceau en l’air. Le texte Mon pas…