Pour les enfants qui vont à l’école

Publié le Catégorisé comme poésie pour les enfants Étiqueté
Apprendre
« Use Pyle's Pearline - learning » / CC0 1.0

Petit poème dédié aux enfants qui vont à l’école le jour de la rentrée et les jours suivants, dans cet univers si étonnant… Je leur envoie à toutes et tous et à leurs maitresses et maitres mes bien bonnes pensées… du fond de mon lit…

Petits enfants de la république

Petits enfants des écoles de la République
Qui demain matin, irez par les chemins
Des écoliers, des écolières
En marche avant, en marche arrière
À cloche-pied, en autobus,
À saute-mouton, à sauts de puce
Roulant vos lourds cartables
Claquant vos gibecières
La trousse pleine de plumes
Vos frimousses sans amertume
Ou parfois un peu de peur au bord du cœur, 
Petits enfants de la France ou d’ailleurs
Fillettes fluettes, garçons graciles
Tous échappés de vos domiciles
Les gros, les minces, les riches et les fortiches
Les pauvres, les drôles, ceux qui ont un caniche
Les costauds, les loulous, tous si beaux
Avec vos cheveux si bien peignés pour la photo
Et les résolutions d’apprendre vos leçons
Et les mains qui tremblent avant d’écrire
Et les mots qui manquent quand il faut dire
Bonjour Madame la maîtresse ! bonjour les amis !
Bonjour les belles promesses, c’est la rentrée aujourd’hui
Enfants vous qui passez, indifférents, avec fierté
Sous la devise républicaine, entendez-vous la liberté ?
On se bat pour l’égalité, on boit à la fraternité
Et on se fait des amitiés
Petits enfants des écoles de la République
Qui prendrez place dans votre classe
Demain matin
Sachez que je serai bien au fond de mon lit
Mais que je vous aime c’est promis
Vous êtes l’Avenir et la Vie !
Vincent Breton

Ou encore

D’autres poèmes pour les enfants sont ici.

Aujourd’hui beaucoup d’enfants vont à l’école en automobile. Ils sautent des voitures au portail de l’école. Ailleurs d’autres inventent des pédibus. Nous, nous allions à pied, mais d’un pas tranquille, hésitant à passer devant Natacha la chienne loup féroce ou devant Gustave le clochard qui nous faisait tout aussi peur. Nous nous retrouvions formant de petits troupeaux. Nous bavardions. Nous nous récitions les tables. Nous tirions les sonnettes aux portes, nous courrions en riant, chenapans… puis soudain, arrivés dans la cour, nous devinions les maitres qui devisaient au fond sous le préau. La sonnerie retentissait stridente. On s’immobilisait. Au deuxième coup lugubre, nous nous rangions avant de monter en classe…

Vincent Breton

Par Vincent Breton

Vincent Breton auteur ou écriveur de ce blogue, a exercé différentes fonctions au sein de l'école publique française. Il publie également de la fiction, de la poésie ou partage même des chansons !

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