Impatient de la 24 !

Publié le Catégorisé comme sur le vif
souvenirs
"Leaf Pattern" by Free Nature Stock/ CC0 1.0

C’est comme ça, je ronge mon frein. Je suis impatient de la 24. Bonjour, bonsoir ! Ce n’est que du temps qui s’égrène, des chiffres au calendrier… La 23 fut horrible et pleine de promesses, nous ne savons pas ce que réserve la suivante, mais je n’aime guère la mollesse de l’entre-deux fêtes, cette espèce d’attente…

Oui, je suis impatient de la 24 ! Vivement la prochaine ! Adelante !

24 projets dans la tête !

C’est 23 de trop. Il faudra bien choisir, privilégier, se décider sur un objet à la fois. Tant de choses à explorer, apprendre, goûter, découvrir…

Mais d’abord, ce qui compte c’est pouvoir « se mettre en mouvement », savoir chatouiller sa ZPD (zone proximale de développement comme dirait mon pote de maternelle Lev Vygotski)… Oui, il faut secouer sans cesse les croyances dans une époque où les réactionnaires plastronnent.

Qui peut prétendre ne pas se laisser piéger à ses propres représentations ?

Le monde n’est pas binaire, la complexité ne doit pas servir de prétexte à ne rien changer, mais il faut savoir choisir. Choisir plutôt que devoir. La devise complète le « sans honte, ni orgueil ! »

Oui, je n’ai pas fini de « changer de vie » et c’est un joyeux travail que d’oser dans ce climat affirmer « vouloir vivre heureux en poésie ».

La joie de la page blanche

C’est ça que j’aime dans l’idée de nouvelle année. La même que j’éprouvais à chaque rentrée scolaire ou lorsque je commence un nouveau cahier…

On n’oublie pas le chemin parcouru, les étapes, les épreuves, l’expérience des choses apprises… mais c’est le plaisir d’une chance renouvelée.

Il faut débusquer les fausses idées, les « autosaboteurs » (bonjour Monsieur Salomé) et surtout ne pas gaspiller son énergie ( bonjour Elliot Meunier ! ) sur des objets qui dispersent et perdent. Oser le risque sans se verrouiller d’injonctions.

Mais la joie d’avoir tourné une page. C’est ce que je fis cette année. Alors s’écrit une une nouvelle histoire. C’est la cure gratuite de jouvence. De bon enthousiasme frais et roboratif comme du sang neuf.

Jeune et vieux à la fois

Je suis dans cet âge formidable où je peux avec bonheur tremper les pieds dans le courant vivifiant de la jeunesse et écouter la sagesse du vieux.

Non, pas de jeunisme ! Comme le chantait Ferrat « c’est avec de jeunes imbéciles qu’on fait de vieux cons ».

©Jean Ferrat Les jeunes imbéciles

Mais je bois volontiers à la source de cette jeunesse inspirée ou inspirante qui cherche et invente… qu’il est chouette Sam Sauvage ! Vous verrez, son talent va se développer et il prendra sa place dans le paysage. C’est ma prédiction du jour !

© Sam Sauvage

Et puis, je trouve chez « les vieux » ceux qui n’ont rien cédé au ressentiment mais qui incarnent paisiblement l’humanisme de quoi avancer non sans questions mais avec le sentiment de s’enrichir de connaissances… pouvoir repérer ce qui compte, nommer l’essentiel.

Les souvenirs sont là non pour y stagner mais pour relier… éclairer…

Je crois bien que nous avons et aurons plus que jamais besoin les uns et des autres, comme nous avons besoin des filles et des garçons ou de ce que peuvent nous dire les gens du Sud comme ceux du Nord.

Tout ça fait bonne famille humaine ! Ceux qui hurlent sont des peureux. Mais nous ne laisserons pas les toxiques polluer l’espoir.

Oui ça pue un peu

Ça pue dans les cuisines graisseuses des racistes grimaçants et autres homophobes recuits , dans les tribunes d’artistes nantis qui oublient sciemment les victimes de leur ami, ça pue chez ceux qui cèdent aux amalgames dépréciatifs et disqualifiants, ça pue le manque de courage…

Car la générosité est plus courageuse que l’avarice et l’avarice est mortifère !

Ça pue horriblement chez les marchands de canon – c’est pas nouveau- où chez les héritiers qui croyant devoir protéger leur piètre butin diffusent de la zizanie sur leurs ondes… ça pue, ça s’insulte, ça se conspue… il faut résister : ni se cacher, ni jouer à leur petit jeu.

Certains courent derrière pensant trouver remède à leur misère. Ils seront déçus, floués.

Mais nulle envie de chercher à les convaincre autrement qu’en tentant d’être moi-même ce que je j’attends d’autrui … et en dessinant autre chose…

Chercher le beau

Quand on doute, il faut se centrer sur le présent et chercher le beau. C’est à dire savoir ralentir et regarder.

Il reste mille raisons de s’émerveiller… La poésie surgit, souffle de vie, beau génie humain… Regardez combien d’influences ont permis l’équilibre de cette maison toujours debout !

des maisons à Villeneuve d'Aveyron

C’est tout pour aujourd’hui. Prenez soin de vous !

Vincent Breton

Par Vincent Breton

Vincent Breton auteur ou écriveur de ce blogue, a exercé différentes fonctions au sein de l'école publique française. Il publie également de la fiction, de la poésie ou partage même des chansons !

1 commentaire

  1. « Je crois bien que nous avons et aurons plus que jamais besoin les uns et des autres »
    Cela implique que nous soyons disponibles pour donner et recevoir. Que nous acceptions de tenir la main, de se reconnaître fragiles pour recevoir et que nous convoquions notre puissance pour protéger.

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