Le bureau face à la fenêtre


Bureau

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2–4 minutes

Comme pour conclure la semaine en cette fin de saison, après avoir déplacé d’autres meubles, repeint la commode, modifié divers rangements, j’ai repositionné le bureau face à la fenêtre. Il me suffit de lever à peine les yeux et j’ai face moi, le jardin et le causse qui nous protège. Cela va-t-il changer l’inspiration des écrits ?


Les reflets sur l’écran

Bien sûr, les reflets sur l’écran étaient pénibles. Le mur face à moi avait à la longue un côté enfermant. Est-ce pour marquer la fin de l’été ? Toute la semaine j’ai revisité la maison afin d’en penser autrement les espaces. Une fois que l’on commence, cela devient comme une manie, questionner l’espace et les meubles… essayer des dispositions, changer, revenir en arrière… au moins ça permet de faire la poussière dans les recoins !

C’est une question de flux, d’ondes, d’ergonomie, de renouvèlement.

Dans ce petit bureau, agréable et qui profite de la chaleur de l’insert, il faut composer avec des meubles choisis pour d’autres lieux. Mon bureau de verre est bien trop grand mais il me permet d’étaler les textes. La prise de la box impose une certaine organisation, sans compter le clavier à musique…

Écrire, créer

Espace névralgique ou plutôt capital de la maison, on y retrouve l’ordinateur (sous Linux), la box donc, un téléphone (pour me prévenir quand des gens arrivent au portail), la carte son, le micro et son pied, le clavier relié, les hauts parleurs, le casque, l’imprimante, le serveur… rien de luxueux mais utile à mon quotidien.

Autrefois c’était aussi le prolongement de mon bureau professionnel. Pendant la pandémie, en Bretagne, le lieu des visioconférences. Je continue d’en suivre d’ailleurs par mal pour diverses formations mais il arrive que les amphis d’antan ou les salles de conférence me manquent…

Aujourd’hui j’y écris les textes du site, de la fiction, des poèmes ou des chansons. Le bureau devient alors « mini studio » mais je suis loin d’avoir un équipement sophistiqué.

Il n’empêche, c’est souvent l’une des premières pièces où je passe le matin et la dernière où je passerai avant la chambre le soir , d’où l’importance du lieu. À Paris je n’avais évidemment pas de pièce dédiée mais depuis j’ai toujours eu un bureau. Celui-ci est le plus petit de toutes les maisons où j’ai vécu, il n’est pas loin de la bouilloire et souvent le chien vient dormir près de moi sur le tapis, la chatte préférant le fauteuil.

Comme des enfants sages, ils savent que si je travaille il faut me laisser concentré dans cette activité bizarre.

Le ton des textes va-t-il changer ?

Me positionner face au jardin va-t-il jouer sur mon inspiration ? Serais-je distrait ? En réalité, si je parviens à plonger dans l’écrit, je fais rapidement abstraction du cadre… mais c’est peut-être quand je relève la tête, comme un nageur qui prend sa respiration, que je profite mieux de ce qui s’offre à mes yeux : chants d’oiseaux, bruissement dans les haies, aboiement soudain d’un chevreuil, feuillages dont les tons changent, pluie qui s’approche ou s’éloigne. J’aime quand Isis traverse la pelouse rêveuse ou quand le chien vient me chercher réclamant la sortie même si elle sera moins longue qu’autrefois…

Mais voilà, je suis paré, je range mon dimanche.

Je suis prêt pour les explorations et les découvertes de la semaine prochaine. La dernière semaine de l’été 2025.

C’est comme si j’avais école demain. Pour un peu, je ferais mon cartable.


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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