La semaine du 25 août, on se concocte une rentrée calme, poétique et douce !


Composition 11

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3–4 minutes

La rentrée ? Entre les médias et les marchands, tout le monde s’énerve déjà. L’été qui n’est d’ailleurs pas terminé ne fut pas que reposant. Les inquiétudes sont nombreuses ici et sur la planète. Inutile d’ajouter du stress au stress. Le focus de la semaine se fera avec cette volonté : « on se concocte une rentrée calme, poétique et douce ! »


Prendre le contrepied en abordant autrement les contraintes

Sur le site, on ne donne pas de conseil. C’est un espace de réflexion, de témoignage d’une démarche offerte en partage.

Je me suis donné une ligne directrice au risque du slogan : « vivons heureux en poésie ! » Vivre heureux ne veut pas dire ignorer le malheur et vivre en égoïste. Mais ne pas en rajouter et même l’apaiser si possible. Vivre en poésie ne veut pas dire « tout regarder avec des lunettes roses », mais se rendre disponible au présent, aux rencontres, aux surprises, à l’émerveillement.

Pour m’aider à cheminer, donner du sens à ce qui parfois peut sembler rude ou éprouvant, je dispose d’une boussole. Pas un jour sans apprendre, créer, partager et prendre soin. Ses pôles sont interreliés.

Entre habitudes et injonctions diverses, nos vies se sont accélérées au risque de ne plus nous permettre de nous rendre présents à ce que nous voulons faire, de nous saturer, d’engendrer à tout âge différents types de « burn-out » et autres situations douloureuses. C’est d’autant plus dommage qu’il n’y a pas de fatalité à cela et malgré les apparences, nous pouvons reprendre la main et agir.

Profiter de la rentrée pour s’interroger et essayer

On serait tenté de penser qu’il s’agit seulement d’une démarche individuelle. Je pense au contraire que c’est au sens noble du terme une démarche « politique ». Parce que la servilité aux temps imposés est une façon pour le pouvoir de se maintenir.

Quand les géants du Web nous conditionnent à l’usage intensif des écrans et du « scroll », ce n’est pas juste pour nous faire acheter des produits dont nous n’avons pas besoin. C’est pour nous empêcher de penser, d’approfondir… Si la société médiatique fonctionne par « buzz » successifs c’est pour accroitre notre inquiétude et non développer nos capacités à résoudre collectivement des problèmes de façon rationnelle en travaillant sur les causes…

L’enfant qui devient élève dès son plus jeune âge est concerné. Alors que les besoins sont différents, les apprentissages sont souvent menés à marche forcée et perdent leur sens. Nous regrettons de voir chez nos jeunes une difficulté à se centrer, alors que l’école elle même crée des situations qui dispersent, stressent, accélèrent idiotement le tempo. « Nous n’avons jamais le temps de boucler le programme » disent les enseignants qui s’inventent mille projets… Les voilà pris dans la boucle entre injonctions, attentes externes… Dans les autres métiers, les travailleurs n’échappent pas à l’injonction de performance où tout est urgent sans hiérarchie. Les retraités censés être libres de leur temps, sont pris dans la boucle de l’activisme quand ils n’ont pas capitulé et sombrent dans les mornes habitudes les plus vides qu’illustrent si tristement les mouroirs où nous parquons nos vieux.

Relation au temps, présence à ce que l’on fait… la rentrée est un des moments où l’on peut s’interroger à propos de nos choix, notre habitus. Non pas pour aligner une palanquée de résolutions intenables ou futiles mais pour penser sa vie en termes de « style de vie » et surtout d’autonomie et d’émancipation.

Et s’il s’agit souvent de penser sa propre démarche, dans de nombreuses situations, cela peut se partager, s’essayer pour soi, auprès de ses amis, d’une famille, d’un groupe classe…

Explorations

Cette semaine je vais donc tenter d’explorer ou mettre en forme quelques idées essayées :

  • interroger ce qui rythme nos journées, les encombre, est incontournable ou peut-être l’objet d’une reconquête…
  • comment tirer parti d’un « ralentissement » pour permettre d’approfondir, se centrer
  • comment donner de la place à l’approche poétique, pour respirer, pour mieux prendre en compte nos sensations et nos émotions en les sublimant par la créativité
  • comment trouver la sensation de « flow », la plongée heureuse sur ce que l’on aime faire avec cœur
  • comment s’affirmer dans sa propre maitrise du temps

Voilà ce qui fera le programme de la semaine prochaine. N’hésitez pas à partager, faire part de vos pistes et idées !


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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