Le 18 octobre j’écrivais vouloir mieux cibler les intentions du site. Résultat, j’ai produit une semaine hétéroclite comme jamais où l’on a pu lire une lettre ouverte au colleur d’étiquette sur mon kiwi du matin et son droit de réponse, j’ai offert un poème assez mystique, parlé de journal intime, puis je vous ai emmené-e-s au marché de Villefranche de Rouergue, avant de vous parler, « encore un moment » d’Edgar Morin ou des problématiques techniques du site dont les commentaires ne fonctionnaient plus…
Comme l’automne échevelé
Des morceaux d’été indien, temps calme pour les dernières récoltes, les tontes de haie, le regard déjà tourné vers décembre… et des pluies pour lessiver le paysage, des humeurs changeantes, des inquiétudes en écoutant les nouvelles du Monde, de la lassitude en observant le spectacle navrant de l’Assemblée Nationale… Et la beauté de l’automne partout…
Il y a ce que j’écris et ce qui brûle ma plume mais que je retiens. Entre le futile et l’essentiel, entre la poésie et le prosaïque, entre la salle d’attente et le chemin, entre les gens que l’on perd et ceux que l’on retrouve ou mieux découvre…
Bannir le ressentiment et attiser le feu de la curiosité.
Je dis ça, parce que la vie pourrait nous agacer, nous désoler, nous désespérer, nous rendre aigris. Et puis, il y a des habitudes qui nous corsètent et nous empêchent d’aller dénicher les bonnes surprises. Il faut les chasser, les ôter quand elles sont des obstacles aux découvertes amusantes.
Il faut se laisser du temps, ne pas charger l’agenda. Mais il se remplit toujours celui-là… Petites et grandes choses, comment faisais-je avant quand j’avais plus d’obligations ? Comment faites-vous avec toutes les contraintes quotidiennes ?
Je ne sais pas m’ennuyer. Même enfant, je ne savais pas… Toujours à fureter dans les livres ou les jardins, dans les amitiés ou les histoires à inventer…
La curiosité est là, toujours, frémissante… Ne pas se disperser.
Rêver
J’aurais pu vous parler des rêves extraordinaires que je fais en ce moment : je voyage la nuit dans des paysages étranges, des villages fantastiques à l’architecture étonnante, avec des ponts, des tours, des châteaux, des rues tortueuses aux maisons hautes de pierre… une précision cinématographique dans ces images influencées par l’architecture du Rouergue qui se serait mêlée à celle de l’Inde…
Prosaïque
L’autre jour, comme pour un enterrement, j’ai conduit à la déchetterie le vieil ordinateur qui avait accompagné mes dernières années professionnelles. Est-ce que ça ma fait quelque chose ? Comme un lien supplémentaire que l’on défait. Une façon de larguer du lest encore. J’ai tout de même extrait son cœur, son disque dur, greffé au nouvel ordinateur ainsi que quelques autres pièces encore utiles… Entre les machines, les logiciels et la gestion du site, j’ai appris des choses nouvelles avec le numérique…
En novembre, je prévois de reprendre l’esthétique du site puisque le CMS va évoluer… Une façon de jouer et de comprendre comment tout ça tient…
Ce qui est nouveau est dans les nouveautés
J’ai supprimé une extension de statistiques puisque l’hébergeur a la sienne et que je ne veux pister personne. Ce qui est amusant c’est de voir que si des visiteurs viennent « d’eux-mêmes » ou plutôt via un célèbre moteur de recherche, il y a ceux qui ont cliqué via un réseau social mais aussi les fidèles… Après on est modeste, certains ne restent que trente secondes !
J’ai lu d’ailleurs dans un commentaire sur un réseau, qu’une personne s’était amusée de ma « lettre ouverte » mais « étant en vacances » n’avait pas le temps de tout lire…
De ce que je comprends, car je ne peux le vérifier, pas mal de lectrices et lecteurs utilisent le fil RSS avec leur agrégateur. C’est bien, ça ne laisse pas de traces et la liberté est préservée… La lettre de diffusion, réactivée, n’attire pas les foules, devrais-je lui donner un tempo plus soutenu ?
Leurre dit vert
Il y a du vert encore beaucoup. Il va falloir intégrer de nouveau ce changement d’heure alors qu’à cinq heures (d’été) je suis souvent déjà sur le pont. Mais personne ne se révolte, on se laisse changer d’heure pour rien, alors que ça n’apporte rien… Alors on peut laisser venir à nous la guerre pour éviter de résoudre les vrais problèmes. On est mûrs. Nous nous laissons asservir, tranquilles.
L’autre jour, un garçon de quinze ans est mort, assassiné. Comme il était impliqué dans de sombres affaires, personne n’est venu dire que c’était inacceptable et indigne de laisser nos mômes se faire tuer. Tout juste si certains ne se sont pas réjouis de la guerre des gangs où l’on s’applique la peine de mort pour une poignée d’euros.
Hétéroclite est ma pensée je vous disais.
Il est l’heure d’un café, serré !
Un mot en retour ?