Bonjour, bonsoir ! Lorsque le besoin de me ressourcer me prend, ostensiblement je glisse vers les musiques qui bercèrent mon enfance. Dave Brubeck ou Herbie Hancock. Il y a pire comme références. C’est le Takin’off qui coule sur la platine au moment où j’écris…
Je suis las des disputes
Insupportables guerres des pseudosachants médiatiques, politiques ou journalistes épuisants, épouvantables guerres d’un autre temps où l’homme s’évertue à démontrer qu’il est capable du pire. On savait.
Je ne tiens plus la durée d’un journal télé. Les réseaux sociaux même les moins pollués cèdent à l’ambiance délétère. Qui travaille à la paix ?
Bref, quand je n’en peux plus de ce climat, je décolle avec Herbie Hancock
Herbie le beau bouddhiste
Il avait 22 ans Herbie Hancock quand sortit l’album Takin’off. J’étais né depuis peu. Quand je vais à cette musique c’est mieux qu’un bain d’eau bénite et apaisante. Je suis dans mon berceau, empli. Je suis sûr que mon cerveau reconnait tout ça.
C’était l’âge où je me sentais déjà seul dans mon lit d’enfant mais j’entendais couler jusqu’à moi l’apaisante musique venue du salon où les adultes devaient trainer sur le canapé.
En ces temps de guerre froide, on s’inventait des amériques prospères. Mais cela n’empêchait rien de la ségrégation et d’horreurs qu’on s’était promis d’abolir après la guerre. L’époque était acidulée et des gens montaient dans ce qu’ils pensaient être de beaux ascenseurs sociaux. Bientôt, on allait bâtir ces villes nouvelles, luxe pour l’époque, bientôt terres de nouvelles exclusions… mais j’étais loin de tout ça dans mon berceau…
Les artistes avaient des choses nouvelles à dire. De là où ils étaient. Et parfois leur art suffisait à proposer un ailleurs à rêver.
Je ne suis pas un regretteux. Je manque de nouveautés. Alors je vais boire à la source. J’habite Driftin’.
Il parait qu’Herbie Hancock se mit à pratiquer le bouddhisme.
Je ne suis pas bouddhiste, mais j’ai des accointances…
Respirer les projets
Il faut demain que j’aille jeter des cartons et des emballages. Les projets tournicotent encore un peu dans ma tête entre le besoin de me poser, d’explorer, de me lier , de marcher, d’écouter…
Souvent nous nous mettons la pression. Entre procrastination et course à l’urgence, il faut trouver le tempo calme de la créativité.
Décembre se prête aux questions.
Il faudrait que j’enregistre un premier conte d’ici mercredi… Là, il faut se mettre en conditions puis plonger…
La face B du disque vient de s’achever.
Le silence qui suit est juste incroyable.
C’est à la qualité du silence qui suit l’écoute d’une musique qu’on sait exactement si elle était importante ou pas.
Un mot en retour ?