Les amis se rient de moi : « Tu te stresses avec ton WordPress ! » Et ils ont raison. Bien que n’ayant pas officiellement l’esprit de compétition, c’est vrai que je surveille les indicateurs de performance du site de façon excessive. Et ce d’autant plus qu’ils sont très bons (pour l’instant). Le perfectionnisme c’est le risque de focaliser sur des détails et de se tromper de priorité. Des petites séquelles d’un vieux syndrome de l’imposteur ? Coachs et conseilleurs vont vite se pointer. Pourtant je me soigne grâce à la quête de simplicité !
- Tu changes encore la page d'accueil ?
- Une mise à jour de WordPress
- Masochiste des tests
- Réduire mon addiction aux indicateurs
Tu changes encore la page d’accueil ?

Je change pas, j’affine ! D’abord, je ne voulais plus voir ma tête en haut et puis essayer de penser l’accueil pour une personne qui ne serait jamais venue… Après, la plupart des personnes ne débarquent pas sur le site par la page d’accueil.
Il y a quelques temps j’avais pointé de mémoire qu’en gros 50% des personnes arrivaient via une recherche (par un fameux moteur notamment). Par exemple, les gens effectuent une recherche sur un poème de rentrée ou sur comment quitter méta ! Certains vont chercher sur mon nom. Pas forcément pour me trouver moi d’ailleurs car il y a une palanquée de Vincent Breton. 30% en gros viennent de Mastodon où j’ai un compte et 20% viennent directement soit parce que le site est en favori dans leur navigateur ou surtout celles et ceux qui ont inclus le fil RSS dans leur agrégateur… Ça montre au passage, que le site s’adresse plutôt à des fidèles…
Changer la page d’accueil ne stresse pas en tant que tel, mais demande des ajustements et à vérifier l’impact en termes de performance. C’est le poids des images, l’impact des animations…
J’ai vu hier avec un ami, qu’une lettrine mal placée faisait un effet moche sur son IPhone mais pas sur d’autres smartphones… 40% des gens viennent consulter le site sur un smartphone. Et c’est pénible de voir que tous les standards ne sont pas au top… mais cela a permis de pointer que son navigateur était fort ancien et obsolète…
Une mise à jour de WordPress

Elle a eu lieu hier. WordPress c’est le CMS libre que j’utilise. Il a des qualités et de gros défauts si on lui rajoute trop de briques. Un site statique ne répondrait pas à mes besoins et d’autres CMS posent des soucis parce qu’ils ne sont pas libres ou tout simplement parce qu’une migration serait trop complexe. Donc du coup, j’essaie de bien faire avec WordPress.
Grosso modo une mise à jour ça se fait tout seul. Il faut avoir une bonne sauvegarde derrière en cas d’accident. C’est toujours un peu l’angoisse car on se demande si la mise à jour ne risque pas de casser telle ou telle fonctionnalité…
Pas de soucis sauf ce matin un message d’alerte !

Ben quoi ça fonctionne pourtant ?
Plus familier de la pomme d’Api que de l’Api Rest, je suis allé farfouiller examiner, tester… Si tu cherches de l’information, on te propose vite des solutions à rallonge hautement complexes. La puce à l’oreille est tout de même venue en constatant que tout roulait… L’erreur a disparu de l’état de santé, toute seule. Que s’est-il passé ? Le serveur de mon hébergeur a-t-il toussé dans la nuit ? Avons-nous été l’objet d’une attaque terroriste ? On me signale qu’un Gang des Poètes ne souffrant pas la concurrence attaque en douce tous les sites qui osent parler de poésie… Surtout que « le code c’est de la poésie » comme dit WordPress…
Si vous me lisez c’est que ça fonctionne…
Masochiste des tests
Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut pas vérifier les performances d’un site : qu’il ne soit pas trop moche à regarder mais surtout léger, s’adapte à tous les écrans et s’affiche vite c’est important… sinon le visiteur part. Oui, c’est capital. Après, ce qui compte c’est le test « grandeur nature », y compris en embêtant les amis…
J’ai déjà raconté que sur les internets, YouTube et compagnie, on trouve des tas d’experts avec des litanies de conseils, de protocoles, limite ils te font la morale… j’en ai même qui m’écrivent (parfois avec condescendance)… et puis je cherche leur site et découvre… qu’ils ne s’appliquent visiblement pas les conseils qu’ils donnent ces braves vendeurs…
Je vérifie quand même (et trop)
Le plus méchant, celui qui donne des boutons car il y a des critères parfois très fins qui te font perdre des points pour des détails invisibles à l’œil nu du visiteur, c’est PageSpeed Insights.
Test sur mobile

Le plus dur c’est sur mobile, car les conditions peuvent varier selon les lieux, types de connexion etc. Par exemple, si j’ai 100 partout, dans la journée il y aura des cycles avec des descentes à 96 (ce qui reste très bon) et ça remontera… mais ça m’agace si je n’ai pas 100 !
Sur ordinateur

Là c’est stable et d’ailleurs la dernière mise à jour de WordPress a amélioré deux ou trois détails…
GT Metrix

Le test est bon aussi depuis le Canada. On peut d’ailleurs changer le lieu mais pas mal de voir ce que ça donne depuis Vancouver !
Le gentil
Si je suis inquiet, Hubspot me rassure toujours !

L’écoresponsabilité du site
J’ai déjà évoqué l’éco-index. Difficile de parvenir au A. Il ne faudrait quasiment plus d’image, ni de sons… mais j’essaie tout de même de limiter les effets et la lourdeur pour que ça ne pèse pas trop.

Là aussi, quand on va voir certains sites institutionnels notamment on est étonné !
Réduire mon addiction aux indicateurs
Ça c’est un objectif à me donner. Et ce n’est pas gagné car j’ai même l’application PageSpeed Insigthts téléchargée sur le smartphone… Le pire c’est de m’interrompre dans une activité pour aller voir ce qu’il se passe et « réparer » alors que personne n’a rien vu…
Cette histoire nous rappelle finalement comment notre société nous a conditionnés à nous asservir nous mêmes. Le concept de performance, la quête de vitesse notamment en matière numérique avec des investissements conséquents et l’augmentation du coût des abonnements à la clé, sont quand même de vraies bêtises. La fibre installée aujourd’hui a déjà son obsolescence programmée et nous ne misons plus sur des infrastructures solides et durables…
Entre un site qui s’affiche vite et bien, très vite et très très très très vite…. quel intérêt pour l’utilisatrice ou l’utilisateur ?
Par ailleurs, vraiment, le travail de simplification en amont est ce qui compte. Il faut penser son site en fonction de ses besoins réels, ne pas trop surcharger de fonctionnalités qui risquent par leurs interactions de créer des difficultés…
Et dire que certaines et certains ne resteront que trente secondes sur une page !
Un mot en retour ?