On a toutes et tous au moins un ou une toxique dans le placard de sa mémoire. On a beau s’éloigner, couper les ponts, des semaines, des mois après, la personne toxique va venir vérifier si son emprise fonctionne toujours. Je viens de vivre ça. Mais mon cerveau a réagi comme un pare-feu : « access denied ». Pas d’oubli mais au contraire une réassurance dans la joie de l’émancipation !
Un chemin et des étapes
En juillet 2025, j’ai écrit ici mettre un point final à cette relation toxique. Et je m’y suis tenu.
Chaque personne effectue ses propres choix selon le contexte et à son rythme. Il y eut la séparation, une première tentative de la personne de renouer avec l’espoir que la relation pourrait se muer en amitié… Je passe sur les manipulations, l’instrumentalisation d’autres personnes.
Fin 2023 j’ai déménagé. Pour moi, pour changer de vie. J’ai quitté la Bretagne pour l’Occitanie ce qui garantissait aussi de ne plus risquer de croiser la personne même par hasard.
Je n’ai jamais tenté de reprendre le contact, mais j’ai pensé dans un premier temps que des échanges téléphoniques ou par messages seraient possibles. J’ai vite compris qu’ils ne visaient qu’à maintenir l’emprise et qu’il ne s’agissait pas du tout de prendre réellement de mes nouvelles. La personne narcissique est engluée dans son propre modèle et son fonctionnement n’est probablement pas toujours conscient. Ça ne légitime pas son attitude. J’ai donc bloqué mon téléphone en juillet 2025.
Depuis juillet, on va dire que de l’eau a coulé sous les ponts, j’ai eu d’autres choses à penser et à vivre. Je ne suis pas du genre à ressasser le passé et donc je chemine !
La tentative de « hoovering »
Le hoovering (le nom vient de la marque d’aspirateurs Hoover) désigne une tentative de reprise de contact destinée à replacer l’autre (moi) dans l’interaction, souvent sans raison concrète apparente. C’est une façon d’aspirer l’autre sans même lui demander son consentement. C’est assez bien raconté dans la littérature.
Après plusieurs mois, sans événement particulier, la personne est donc revenue avec un court message laissé sur la boite vocale. Quand les paramètres de mon téléphone sont bien réglés, en principe un numéro bloqué ne peut laisser de message. Mais une mise à jour a dû permettre le dépôt d’un message vocal. Juste quatre secondes : un silence puis « — Tu me manques ». Ce message ne vise pas à prendre des nouvelles ni à en donner mais seulement à susciter une réaction émotionnelle.
Derrière cet appel, un deuxième a suivi le lendemain, sans message cette fois. A priori le blocage technique a fonctionné. J’aimerais même que l’application me cache cet appel du journal. La prochaine fois, si jamais il y avait un message vocal, je le jetterais sans l’écouter.
Access denied
Mes félicitations à mon cerveau !
Il ne m’a pas laissé « avoir pitié » ou céder en rappelant pour m’assurer que la personne n’allait pas mal.
Mon cerveau a mis en place des mécanismes de protection exactement comme un pare feu protège des attaques sur mon site. Je peux en regarder la liste chaque matin, je ne vais pas aller m’inquiéter de savoir d’où ça vient et qui tente de pénétrer sur ce site. Ce qui compte c’est l’efficacité de la protection pour que ce site (et dans mon cas, ma personne) puisse fonctionner.
Mon cerveau a maintenant compris et refuse de se laisser leurrer. L’apprentissage est installé. D’une certaine façon, il me protège de mon « bon cœur » qui aurait été tenté par politesse ou bienveillance de m’inquiéter de l’autre.
Une façon de vérifier qu’on est bien passé à autre chose
Dans le hoovering, l’objectif de la personne toxique n’est pas forcément de reprendre une relation immédiatement. Souvent, il s’agit simplement de « vérifier » si l’accès émotionnel existe encore, si une réaction est possible en réactivant une présence mentale chez l’autre. Le message situé d’ailleurs du point de vue de la personne pourrait inviter à répondre que ce soit par gentillesse, pitié, justification ou même la colère…
Ici, comme un volet automatique qui tombe, cela n’a eu qu’un effet repoussoir. Je n’ai même pas eu besoin de réactiver les souvenirs, notamment les mauvais. La page est tournée et c’est très bien.
Chacun sa route, chacun son chemin !


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