Il y a ces moments où les disputes sont insupportables. Dire le désespoir ce n’est pas y céder. Rien de prémédité dans ce texte. Il est à lire ou à écouter.
Jamais
Souvent les gens sont décourageants
Quand ils se disputent, quand ils se culbutent, quand ils s’annihilent
Quand ils font leur prétentieux dans la cour de l’école
Quand ils s’admonestent, s’engueulent, se sermonnent
Quand ils se disqualifient, se crient dessus, s’époumonent
Pour ne pas s’écouter
Pour ne pas regarder
Jamais,
La vérité en face
Celle qui nous dépasse
Souvent les gens sont exaspérants
Quand ils sont jaloux, quand ils trichent, quand ils mentent
Quand ils prennent leurs beaux airs supérieurs
Quand ils pavoisent, dégoisent, ratiboisent
Quand ils maudissent, ils médisent, s’agonisent
Pour ne pas céder
Pour ne pas partager
Jamais,
Le pouvoir du savoir
Celui qui nous surpasse
Pauvres petits patriotes
Qui n’ont que leur drapeau pour faire claquer leurs bottes
Sinistres militants des causes à jamais perdues
Ils ont raison dans le sang de leur honte toute bue
Et nous les petits enfants, les jeunes âmes, les innocents
Nous qui voulions seulement chanter
Il nous faudra mourir
Mourir tout doucement
Mourir pour vos fausses vérités
Mourir
Et vous laisser
Face
À
Vous
La version dite du texte
La version chantée du texte
Sous le titre « Souvent les gens sont décourageants »
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Ce poème fait lui partie de la série « au fil de l’eau ».
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