Ce mois là où l’automne nous déshabille et nous fait déjà espérer les parfums et les odeurs de l’hiver, ce mois de désordre, ce mois où l’on se retrouve dans les cafés et les maisons.
le texte
Dans ma chambre en novembre
Croquant un bout de gingembre
J’oblitère mon mystère
À l’ombre d’un chrysanthème
Si tu gagnes, je te perds
Si je t’oublie, toi tu m’aimes !
Viens à moi, il fait froid
Ton diadème n’a plus d’éclat
L’escarpin sous le sapin
Il est trop tôt pour cela
Assieds-toi près de moi
Raconte ce qui ne va pas
Ta jeunesse est éphémère
Ma vieillesse est éternelle
Toi tu fais des manières
Et moi je fais la vaisselle
Que ça brille sous ta mantille
Dans la crème, la vanille !
Nous allons dans la maison
Choses utiles, choses futiles
Un grand feu nous allumons
Pour les filles et les garçons
Dans les branches de novembre
Aimes-tu le parfum de l’ambre ?
Le désordre est un ogre
Au bon ménage tu déroges
Moi je range, toi tu grognes
J’ai tout vu je ne suis pas borgne
Soudain de ton rire énorme
Tu fais voler mon haut de forme
À petits pas comptés,
Nous allons dans nos souliers
Nous saouler au café
Alliés nous sommes liés
Mais le rade est fermé
Chez nous il faut retourner
Un cloporte sur la porte
A cloué cette sentence
En novembre peu importe
Si tu as bien conscience
Que Noël va se présenter
Nous n’aurons rien préparé !

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