La Grameuse est probablement l’un des textes les plus importants que j’ai pu donner ces dernières années. En voici une version dite accompagnant le texte exhaustif. Nul doute que d’autres voix aimeront le dire à leur façon, mais nul doute encore que chacune et chacun s’entendra dans l’évidence du texte, ne doutant aucunement de la portée universelle de son message.
À écouter
Le texte intégral
Grameuse toi !
Quand les tussyphérages obsolaient l’acrémence
Quand les aganies umiltaient la mouveur du koir
Ton adrémance sur l’espimbèche s’armudriait d’isgoir,
La prône môlle des charmances
La roulle agrute des guirmances
Tout succellait sur la poufre comme une moullarde d’actrance
Tous s’indomatraient dans les fugranies sous les locrues de digance
Tu tramollais d’aspeignoir
Et quand la chamfranle fergugnassait sur la grance
Tu poulsentais l’ongre d’un charmoir
Sans la mougre alpegrue des furoirs
Sous les bulmards enpolatrés d’hypotharmes
Ma houlgarde, ma salpintence, ma badardame
J’osquillais chramallant des vulgretins d’aspinard
Et tu coquenillais dans la boudrin des koulards
Ç’arguichait là, sans guidaru ni bromaire
Sans la moualle prétôle d’agarmule
Et ce que ç’arssifrouinait dans la krouit d’alfer
Ce pulfait d’inomanes dans la gratile d’hurmule
Hirominaient les dromaches sur la furnicule
Carmifu, Carmifu !
Et sur la légarde des izenfus
Protrogne toi d’idomées prafendus
Mais, si tu zermales les psalendées
Ta gelvende vartera les isopomées
Grameuse toi !
Puis les philotègues
Te churmeront, groit sur ton hoit !
Prutile en ta fermeule
Sans çamedriner la froule
Là, elle xurcira
Et toi, tu pourdriras

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