Comment je mesure l’impact écologique du site ?


Website carbon calculator

·

5–7 minutes

Causer éthique ou défendre des valeurs c’est bien, essayer de les mettre en application c’est autre chose. C’est le cas lorsqu’on parle de l’impact écologique d’un site. Comment je mesure l’impact écologique du site ? Sur quoi j’essaie d’agir au quotidien pour éviter une empreinte carbone trop lourde en veillant à garder un site fluide et agréable ? Voilà ce que je présente ici et qui peut servir à d’autres.

Mon univers digital

Le site a connu plusieurs évolutions. Aujourd’hui, le site est devenu ce que j’appelle pompeusement « mon univers digital » c’est à dire un espace personnel sur lequel j’ai l’essentiel de la maîtrise même si je dépends d’un hébergeur.

Je pourrais posséder mon propre serveur pour publier ce site, je dépendrais alors encore de mon fournisseur Internet. Il y a également des problématiques techniques spécifiques à résoudre dans ce cas.

Si je parle d’univers digital, c’est une façon de penser ma propre place comme « auteur », mettant en page le site mais également d’intégrer la question des usages des utilisatrices et utilisateurs.

Par exemple, c’est important de penser la publication en termes de fluidité, d’adaptation aux différents écrans… comme d’éthique puisque je veux respecter le plus possible les visiteuses et visiteurs notamment en matière de collecte de données personnelles.

Ce site n’intègre pas de statistiques de suivi ou de vidéos YouTube (même si très bientôt il semble que WordPress permettra de le faire sans cookies tiers). Ce site n’intègre plus de lettre de diffusion ou d’inscription sur abonnement, dans la même logique. Je préfère inciter à l’usage libre et anonyme du flux RSS pour suivre la vie du site.

Je limite l’ajout d’extensions ou de fonctionnalités. J’utilise un cache qui permet théoriquement de charger les pages plus vite…

Pour moi, cet univers digital est un espace d’expression dont j’ai la responsabilité, où je m’exprime librement dans le respect de la Loi sans pression commerciale, de façon indépendante.

Tout est conçu ici avec des logiciels ou des applications libres. Mon ordinateur est sous Linux.

J’ai quitté Méta et n’utilise quasi plus ce qui est lié aux géants du Web.

J’ai drastiquement limité ma présence sur les réseaux sociaux et je considère que les messages doivent y être brefs puisque c’est ici que je développe mon expression (même si ce n’est pas lié directement au site, j’y informais des publications).

Mon univers digital se décline entre un axe (vertical) diffusant un « flux » au quotidien (c’est le journal), à partir de cet axe, on accède à trois sous-domaines où je conserve des créations. Certains décriraient cela comme du « stock » à disposition même si le « flux » peut devenir du « stock » ( mais se pose alors la question de l’accès à l’archivage (d’où le recours à des catégories, parfois à des mots clés, au moteur de recherche interne ou externe…). Aucun texte n’est écrit avec l’intelligence artificielle. Je suis l’auteur des images, sauf certaines « libres de droit ».

Le journal (ou blog) incite souvent à retrouver ce qui est présenté dans les trois sous-domaines.

Il y a peu, tout était au premier plan, on va dire côté « flux » et le site était également très chargé en fichiers, images etc. Cela posait aussi des problèmes de maintenance.

Pour résumer, les choix éditoriaux relatifs aux publications sur un site, vont avoir un impact du point de vue des utilisatrices et utilisateurs. Ce site n’est pas « commercial », il n’est pas « grand public », il touche plus un cercle de fidèles que des nouveaux venus. Il s’inscrit dans une logique de partage, d’échanges, de communication, de confiance… Si certains viennent ici par le hasard des moteurs de recherche, en réalité, beaucoup viennent parce qu’ils me connaissent ou m’ont connu, parce que j’ai mis en avant un article sur Mastodon… le bouche à oreille, la sérendipité sont les meilleurs moteurs ! Ce n’est pas la « célébrité » qui me motive, mais la sincérité, la qualité… Le site est pour moi tout autant un lieu de partage, de création que d’apprentissage. Avoir une certaine éthique dans mes usages c’est me respecter et prendre soin de moi comme d’autrui… L’idée est de ne pas avoir à trop « rougir » face au miroir…

Fluidité, légèreté, adaptabilité

Il n’est pas facile de mesurer l’impact écologique de son hébergeur. J’ai choisi un hébergeur 100% français, sans intermédiaire.

J’utilise le CMS WordPress avec un éditeur FSE (full site editing)qui permet de limiter le recours à des plugins ou extensions supplémentaires. Je limite le recours à la vidéo, les images sont allégées autant que possible (c’est un point qui reste complexe car WordPress duplique chaque image). Une attention est portée à la consultation du site sur smartphone, tablette ou ordinateur. La lisibilité est pensée par exemple en faisant attention au choix des couleurs ou des polices…

Sans sombrer dans l’austérité, la limitation d’effets, de « clinquant » favorise la légèreté d’un site… même si j’admire et envie parfois les sites très graphiques aux effets visuels bluffants… mais outre le fait qu’ils peuvent être énergivores, ils sont l’affaire de professionnels.

Mesurer pour réguler

Le site Lemon Interactiv propose des pistes vraiment riches. Je vois que les performances du site peuvent varier selon les modalités d’évaluation, le moment, en fonction du nombre de visiteurs… ou même d’une page.

Il suffit d’une image un peu lourde, d’un contraste inadapté… et les scores peuvent baisser.

C’est vrai que j’ai tendance à m’interroger lorsque mon site n’obtient pas 100% de réussite avec PageSpeed Insights mais de très nombreux sites en sont loin.

Je m’amuse toujours d’ailleurs de voir comment des agences Web qui prétendent vous fournir des sites ultra performants ont elles-mêmes des scores « dans le rouge ». Pas très crédible !

Il faut varier les dispositifs pour avoir une vision un peu claire. On peut d’ailleurs de façon aléatoire, tester différentes pages.

Voilà ce que ça donne avec GT Métrix

Je me vexe un peu quand l’Eco Index ne me donne que B. Ça reste « honnête ». Dans tous les cas, il faut tester à différents moments, voir ce qui peut impacter un résultat…


Peut faire mieux

On peut toujours faire mieux. Certains le font du point de vue du code, en supprimant pratiquement tout recours aux images. Je les ai supprimées par exemple côté poésie. Les images ne sont pas toujours nécessaires même si cela fait encore partie des critères favorables pour un bon référencement chez Saint Google. Il faut toujours rester vigilant.

Je regrette au passage que les smartphones ne proposent pas d’emblée une option allégeant drastiquement les images pour une publication sur le Web. Les outils proposés comme GThumb ou Gimp supposent encore des manipulations… Ce qui est proposé « en ligne » me pose problème (car l’impact « aller-retour » suppose une empreinte carbone non négligeable). On entre vite dans des problématiques techniques.

Le numérique favorise par ailleurs la profusion… on est loin du temps où les moines copistes devaient tout se coltiner à la main !


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


VOUS POURRIEZ AIMER AUSSI

dernières publications

Les commentaires

Commentez, ou publiez une réponse sur votre blog (avec un lien vers cet article) ou sur le Fediverse (Mastodon, etc.) : elle apparaîtra ici.

Un mot en retour ?

Vous souhaitez citer cet article sur votre site ? Indiquez simplement votre lien ici.