Elle s’est éparpillée
Sur la bouche blême du mensonge
On a mené la morte à la tombe
Juste avant le printemps
Juste avant son anniversaire
Toi, tu t’es envolé sur la moto rouge
J’ai pris ma respiration, puis je suis parti
À Paris
Comme font toujours les jeunes gens qui doivent se sauver
Urgemment
Dans les yeux d’Orlando j’ai bu l’espoir d’être moi-même
En me quittant, il m’a dit que nous finirions nos jours ensemble
Entre-temps le moineau perdu est tombé du balcon
Comme un oisillon du nid
Six étages maudits
J’ai bu l’eau de l’Océan
J’ai mangé la neige de la montagne
Je me suis marié enfin à la rivière
La rivière a des longs cheveux
Je reste assis au bord de la falaise
Je réchauffe mes mains au souffle du chien
Le cortège des amours passe au loin dans la vallée
J’attends un signe,
Que tu reviennes
Que tu lises ces lignes
Ma Reine d’eau douce
Ma fugitive, aux algues bleues
Et que tu poses ton enfant contre mon ventre
Pour que je le protège jusqu’à plus soif
De l’amertume, des contes noirs, des sales légendes
Et que je vous aime, et que je veille sur vous
Jusqu’à ce que se lève le soleil
Sur la longue mémoire sertie d’espoir
Voilà, je t’ai tout dit
Bien sûr que tu peux rester
La vie éparpillée

·
1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
Vivons heureux en poésie !
VOUS POURRIEZ AIMER AUSSI
dernières publications
Les commentaires
Commentez, ou publiez une réponse sur votre blog (avec un lien vers cet article) ou sur le Fediverse (Mastodon, etc.) : elle apparaîtra ici.
✍️ Écrit par un humain
Un mot en retour ?