La première rencontre avec le poème, c’est souvent à l’école. La récitation, est-ce de la poésie ? La mémorisation n’est pas toujours simple. Le poème pensum qu’on a copié, illustré, celui là qu’on savait à la maison, si bien et qu’on oublie quand on est debout devant les autres, et qui revient par inadvertance…
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Une première version simple
Deuxième version avec accompagnement
Le texte
Poèmes lus
Poèmes dits
Récitations
Vers à vers, au tableau noir
Le maître écrit
L’enfant copie
Poème découvert à haute voix
Le calligramme ne se dit pas
L’espace se tait
Il est des poèmes qui se disent
À l’intérieur de soi
Ou des poèmes qui se glissent en silence
À l’intérieur de soi
Dans le recueil immense
De la mémoire
Un vers revient, une bribe
Apprendre pour comprendre
Ce rythme qui s’élance
Qu’immole une virgule
Une strophe, une stance
Ça y est ! Je le sais !
Psalmodié, qu’on hurle
Murmuré, qu’on brûle
À l’intérieur de soi
Vers toi
Scansion, chanson, souffle
Les ciseaux de la censure mettent le bâillon
On soupçonne la métaphore
On châtie l’allégorie
Dame souris trotte
Verlaine est dehors
Paul remonte sa culotte
Il ne récite pas, il mord
Qui récite en chœur, avec l’ardeur des rameurs ?
Han ! Han !
Je ne me souviens plus vraiment
Dit l’enfant
Qui reprend son cahier avec du rouge dans la marge
Il ne dit rien, il a le cœur en rage
Les tartines de Monsieur Fombeure sont meilleures avec du miel !
J’en ai mis plein mon cahier,
Le poème passe par les oreilles
Je bois un sirop de salsepareille
Et puis soudain je m’émerveille
J’ai trouvé un mot délicat
Qui s’effleure du bout des doigts
Ou j’ai trouvé mon enfance
Sur tes lèvres qui récitent
Doucement, pas trop vite !
Ce poème fait partie de la collection des poèmes lus à l’ombre enregistrée en juillet 2025.

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