Pour les habitués, rien d’exceptionnel. En poursuivant mon exploration de l’une des sous-préfectures du Lot à Figeac, j’ai trouvé l’ancienne route de Cahors devenue le chemin du moulin de Laporte avec ses jardins et ses pêcheurs à deux pas du centre ville.
Toute une histoire autour du Célé
En ce moment le Célé montre encore des signes de faiblesse. Avant d’aller se jeter dans le Lot pas loin de Saint-Cirq Lapopie, la rivière a parcouru une bonne centaines de kilomètres. Si quelques affluents font gonfler son débit, celui-ci dépend pour l’essentiel des pluies. Lorsque celles-ci frappent la région, le débit peut être conséquent jusqu’aux inondations. Depuis peu, la ville s’est dotée de son bassin d’orage. Mais en ce moment c’est la sécheresse comme partout.
Les promeneurs tranquilles
Ablettes, goujons, carpes, silures, anguilles, selon la saison les pêcheurs savent quoi trouver.
On ne peut vraiment longer la rivière comme à Cajarc au bord du Lot, mais on trouve des jardins au bord de l’eau de part et d’autres de ce chemin que j’ai trouvé par hasard me fiant à une pancarte.
Car si Figeac est la cité de Champollion avec son centre ville incroyable, la sous-préfecture emmène vite le Sous-Préfet aux champs. On trouve vite des maisons avec jardin et quand on se dirige vers Cahors il reste même d’assez grands jardins, plutôt entretenus, parfois avec leur petit pavillon, des abris ou même des maisons.
Le lieu bucolique est connu donc des pêcheurs, des jeunes mamans et de quelques migrants qui appellent chez eux en marchant.
Les jardins sont protégés mais on devine des univers où fleurs, légumes et fruitiers se partagent l’espace un peu comme dans les jardins de curé d’antan. Cachés parfois derrière les hautes grilles, ces jardins sont des œuvres d’art. Le lieu est vite parcouru mais il dépayse en quelques centaines de mètres. Nous voici soudainement dans cet entre-deux qui n’est plus tout à fait la ville et pas encore la campagne.






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