Non ce n’est pas une page de publicité. L’aventure continue ! Je renouvèle mon abonnement. Mettre en ligne un site, ce n’est pas seulement rédiger et mettre en forme des contenus et s’approprier un système de gestion de ces contenus, c’est aussi… payer un hébergeur qui réponde à des exigences en matière de qualité, de performance et d’éthique…
on peut dire « je renouvelle » mais la réforme de l’orthographe a simplifié en 1990 et on préfère donc « je renouvèle » !
Souvenons-nous

J’essaie de me souvenir du temps « lointain » d’AOL où j’avais mis en ligne mon premier site professionnel Prepaclasse destiné aux enseignants débutants. C’était encore les 90 ! À l’époque on ne parlait pas de SEO, à peine de poids des images… Je rédigeais le site avec le logiciel Adobe PageMill qui a été abandonné depuis 25 ans. J’entends encore le sifflement caractéristique du Modem… Je ne me souviens plus du tout quel hébergeur j’avais choisi… Le site connut tout de même un certain succès mais je dus l’abandonner au moment où je prenais certaines fonctions institutionnelles…
Au niveau professionnel j’ai pu animer des sites pour les enseignants : dans certaines académies ils étaient ouverts en direction du grand public et nombre de publications furent largement partagées. On utilisait un bon vieux SPIP (ça parlera aux experts). À l’époque où j’y exerçais, l’académie de Bretagne se montrait au contraire très frileuse sur sa communication. On produisait des choses intéressantes avec le CMS Joomla mais personne n’avait le droit de les voir ! Je crains que ce ne soit encore le cas…
Plus tard, j’ai publié des blogs personnels via Blogger (qui appartient à Google) , puis des sites en passant par différents hébergeurs. J’ai fréquenté un moment le Québécois Planethoster que j’appréciais mais un peu fermé dans les options proposées.
Mon hébergeur actuel est situé à Clermont-Ferrand. Il possède ses propres infrastructures et datacenters en France. Une bonne attention est portée à l’utilisation d’une énergie décarbonée. Et puis ils sont patients et attentifs à mes demandes les plus farfelues. Suite au rachat par un investisseur néerlandais (TWS) et à une restructuration de son offre (et une augmentation de ses tarifs), je me suis interrogé de savoir si je resterais chez 02switch… J’ai eu quelques doutes quand j’ai observé des perturbations de fonctionnement. Mais je parviens à présent à de très bonnes performances techniques et les outils proposés me simplifient la vie… Il y a notamment des outils « maison » qui aident à la sécurisation ou la mise en cache…
L’échéance qui arrive invite à s’interroger
Je ne suis pas commerçant. La question des coûts liés au site reste posée. Certains font appel aux dons. Je passerai peut-être par la proposition de livres numériques à acheter… Il y a un équilibre à trouver entre indépendance et retours. Je n’ai pas tellement envie de me compliquer la vie mais c’est tout de même un « loisir » qui me coûte deux places de cinéma par mois rien que pour l’hébergement.
Cette année 2024 et début 2025, j’ai effectué de nombreux changements, pas seulement au niveau du site mais de ma présence générale sur le Web. J’ai quitté les réseaux sociaux commerciaux. Je milite pour l’expression via des blogs qui conjuguent liberté et possibilité de s’exprimer de façon développée. Je ne suis plus présent que sur Mastodon. Je préfère la qualité à la quantité.
J’ai également poursuivi le travail sur le site pour alléger tout ce qui concerne la gestion des données personnelles : plus de statistiques à mon niveau, plus de commentaires, plus de lettres d’abonnement.
J’ai rappelé la possibilité d’agréger le flux RSS du site à son agrégateur (c’est gratuit, non pisté…).
Il y a un moment que j’ai banni YouTube du site, je n’en intègre plus les vidéos (à la rigueur des liens) . J’utilise PeerTube avec parcimonie.
Je conçois pompeusement ce site comme mon « univers digital » c’est à dire un espace virtuel personnel conçu pour les utilisateurs et utilisatrices qui conjugue en un même lieu du « flux » avec le blog ou journal alimenté au quotidien et du « stock » avec des ressources proposées et structurées autour des créations (fiction, poésie, chansons). La difficulté étant de mettre en avant régulièrement ces créations qui par effet d’empilement peuvent tomber dans l’oubli.
J’ai tenté un bref moment de recourir à des sous-domaines : fausse bonne idée car cela créait un effet « tuyaux » sans créer de pont réels avec des complications techniques évidentes.
Forcément, le moment où l’échéance annuelle d’un site se présente et qu’il faut payer l’hébergeur, on doute un peu : abandonner, partir ailleurs, renouveler ?
J’aurais pu renouveler d’emblée pour 2 ou 3 ans… mais je préfère choisir et réfléchir chaque année même si je perds de l’argent…
Rien n’est plus fragile qu’un site Internet. C’est d’ailleurs le paradoxe des publications sur le net. Un rien peu les interrompre, elles peuvent sombrer dans les limbes et en même temps, rien ne s’efface vraiment !
Oser le sillon d’une singularité
Lieu de partage, d’expression, le site est également pour moi une façon d’enrichir mes connaissances, de continuer d’apprendre, de mettre en forme des réflexions et de les croiser avec d’autres.
C’est d’ailleurs cette dimension qui tant sur Mastodon qu’avec ce site m’intéresserait : développer l’articulation virtuel/réel, favoriser le lien avec le réel, les personnes, en faire un outil de « rencontres » (au sens noble du terme). Il faudra poursuivre par exemple le travail autour de la mise en avant de curiosités numériques collectées sur le Web…
Donc c’est parti pour un an de plus, – si la foudre ou les inondations ne s’en mêlent pas- … j’en profite pour remercier les fidèles (j’en vois des très anciens !) et saluer les nouvelles et nouveaux !

Un mot en retour ?