Je ne sais pas pour les gens qui vivent là depuis longtemps. Depuis bientôt trois ans, pas une seule fois où je ne passe le pont sans ce mélange d’émotion et de joie. Je ne sais pas si c’est le hasard, ou une sorte d’alignement, le destin, peu importe. Sur le pont de métal qui traverse le Lot et qui vibre lorsque passe une voiture, un léger vertige peut prendre. Des imprudents plongent parfois au risque de heurter une ancienne pile du pont d’avant. Dans l’ombre au loin rôde l’énorme silure. La rivière joue sans cesse avec le ciel. Il arrive que les eaux soient grises, presque noires, sales de boue, elles jouent de bleus, de verts, de reflets, s’énervent ou restent calmes. Loin de la grande ville, ce lieu reste protégé et protège celle ou celui qui passe. J’éprouve pour cette vallée un mélange de gratitude et de tendresse. Ce lieu m’est précieux. Comme je le disais l’autre jour, « je vais rester un peu ici ».·
La vallée près de la maison

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Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
Vivons heureux en poésie !
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