La pride de Figeac dans le Lot


le drapeau gay lors de la pride de Figeac en juillet 2026

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2–3 minutes

Après Najac en juin, c’était au tour de Figeac de lancer sa gay pride. C’était la première marche des fiertés rurales pour la sous-préfecture, comme pour le Lot. Une ambiance à part bienveillante et revendicative.

Plus de laitues moins de mascus !

Avec très peu de moyens, portée par un collectif Pride du Lot dont l’association Queer as Lot, Le planning familial du Lot et L’association Le Jardin des Passages cette première a permis de réunir peut-être un peu plus de trois cents personnes.

Des jeunes et des moins, toutes sortes de genres et de personnalités avaient rejoint le jardin de l’Hôpital avant de défiler dans la ville, de poursuivre par un goûter et une soirée au ciné.

Je n’ai participé qu’au défilé, mais j’en ai aimé l’ambiance. Le souci d’être attentif à chacune et chacun, l’évocation de la vie dans un milieu rural où il n’est pas forcément facile de s’assumer et de rencontrer ont été au cœur des prises de parole qui jalonnaient le parcours. Des valeurs humanistes affirmées et des revendications. La volonté à la fois clairement exprimée de refuser de se laisser récupérer mais aussi l’opposition rappelée sans cesse à l’extrême droite et aux racismes.

« Plus de tomates, moins d’extrême droite ! »

Tous ces destins

Remonteerue

Tous ces destins humains. J’ai trouvé de l’énergie, de la joie souvent exprimée de se retrouver, de l’entrain dans les slogans. Les tambours vibraient. Les applaudissements n’ont pas manqué. Une chorale a chanté non sans émotion palpable. Près de moi ont marché des personnes plutôt calmes. On peut se réfugier tranquille. Sous les slogans, les rires, les retrouvailles, passent parfois d’autres formes d’échanges, plus discrets, plus sensibles. Visages touchants, regards qui en disent long. Je pense à la grâce de cette personne au charisme incroyable, vêtue de bleu et qui sans exubérance ni outrance diffusait une vraie douceur. Les gens diraient, « une sensibilité à fleur de peau ». Je dirais un être de poésie. Ce sont toujours ces personnes différentes qui m’ont révélé le meilleur de moi-même, loin de la beaufitude patriarcale, des relous machos vulgaires. Et j’en ai croisé quelques unes et uns à être de beaux diffuseurs d’émotion pure.

Alors je suis rentré

J’ai du mal avec la foule, les groupes, même ceux que je trouve attachants. Je crois qu’il circule tellement de vibrations que je dois m’en extraire assez vite pour ne pas saturer en écho. Mais j’aime à savoir qu’iels savent tisser du lien, sortir de leur hameau, de leur ferme, de leur petit village et rappeler haut et fort leur plein droit de vivre leur vie sans avoir à se cacher, dissimuler leur personnalité, leur sensibilité.

Il paraît que des crétins se sont répandus sur Facebook pour y vomir leur petite haine dégueulasse. Et cela donne le sentiment que ça peut pour certaines et certains, être plus difficile de s’assumer aujourd’hui qu’en mon vieux temps préhistorique. Et ce n’est juste pas acceptable.


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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