À Figeac où le jazz arrive bientôt avec son festival, la fête foraine ayant envahi la ville, le Musée Champollion a prêté malignement sa façade aux impétueuses de la fanfare catalane Balkan Paradise Orchestra et ce fut roboratif que de les voir aux fenêtres.
Les voisines de Catalogne
Le groupe est né en 2015. Que des filles et de l’énergie à revendre. Qu’aurait pensé notre déchiffreur d’hiéroglyphes (celui qui donné son nom au musée) que de voir des dames mêler des airs des Balkans à d’autres traditions fanfaresques ?

Le son donnait bien. Il paraît qu’elles sont revenues le soir et les effets lumière devaient être plus visibles.
Belle idée en tout cas qui d’en bas, nous debout, donnait et résonnait bien.
Pas simple de viser de fenêtre en fenêtre mais on se rend un peu mieux compte de ce que cela donnait pour chacune d’entre elles.
Le public mêlait touristes, bourgeois du cru, et familles traversant la ville qui est une des rares à accueillir une fête foraine en son sein mêlant ainsi toutes sortes d’ambiances.
Le musée lui était gratuit, belle idée !

Il faudra que je vous reparle du Musée, dédié à Champollion et aux écritures. C’est une belle réussite et je trouve d’ailleurs que les musées de la région sont beaux et intéressants. Je vous avais parlé de celui de Cahors. Je vous parlerai du musée Soulages à Rodez. Je croyais l’avoir déjà fait. Comme à Villefranche de Rouergue, le centre ville de Figeac est à découvrir si vous ne l’avez fait. Tout ici de l’architecture, de l’histoire et des gens, donne à voir de ce beau métissage que d’aucuns s’évertuent à mépriser avec l’arrogance des incultes fiers de l’être.
Voyez toutes ces rencontres illustrées par ce simple concert où l’on voit en Occitanie se croiser des airs des balkans portés par des musiciennes espagnoles dans un musée dédié à un célèbre égyptologue.

Un mot en retour ?