Galou en jeux et tendresses


Galou sur la plage d'Erdeven

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3–5 minutes

Galou est mort le 27 novembre 2025. Hier soir, j’ai éprouvé l’envie de plonger sans (trop) de tristesse dans les vidéos et les images pour le retrouver dans ses jeux, ses découvertes et rencontres joyeuses. Son énergie, sa gentillesse et son humour furent là pendant plus de quatorze ans. Je regarde ces images en m’interrogeant sur ce qu’il a su m’apporter et transformer en moi. Et maintenant, il faut poursuivre en prenant appui sur le meilleur de son message.


Force et énergie

Porté par un enthousiasme indéfectible presque jusqu’au bout, il aimé sauter, courir, tirer, jouer… Jouer à la balle surtout a été pour lui presque une obsession. À la montagne, au bord de l’Océan… même en pays de Rouergue où il était déjà fatigué, l’attrait du jeu a toujours été sa motivation dans laquelle le plus souvent, il aimait nous entraîner. Et l’on redevenait enfant à son contact.

Il avait trouvé un jour des bouées échouées sur la plage qui ressemblaient tellement à des balles et des ballons, il se faisait le défi de les tirer !

Ou bien une autre fois, il était allé voir ces « ballons » dans l’eau.

Une autre de ses folies étaient les bâtons : mais pas seulement de petites branches… Était-il la réincarnation d’un bûcheron ? Il était capable de tirer sur des dizaines de mètres des branches, des bûches… Comme s’il voulait témoigner de sa force… Il choisissait sans rien demander une branche ou des morceaux de bois qu’il emportait au risque de heurter les jambes humaines…

Explorer

Je suis convaincu que Galou aimait les beaux paysages. Je l’ai souvent montré ici.

Il lui arrivait de contempler, explorer…

La joie reprenait vite le dessus.

Comme j’aimais ses jappements communicatifs !

Et puis s’il avait aimé la neige des Alpes, nager ou marcher dans l’eau était son bonheur.

Au moment du confinement, quand nous avions le droit d’aller au delà d’1 km, quelle joie de retrouver ensemble la plage souvent déserte.

Galou et les animaux

Depuis petit, Galou a toujours rencontré des animaux : moutons, chevaux… et appris à les respecter au risque d’un coup de sabot. Au fil du temps, les rencontres se sont faites plus douces… J’ai toujours été fasciné par la façon dont les animaux communiquent entre eux avant même de chercher à communiquer avec les humains. Comme si un langage secret était partagé… J’ai laissé le son malgré ma voix un peu nunuche…

La rencontre des veaux

La rencontre de l’âne

La rencontre des chevaux

Galou et Isis

Galou a toujours été élevé avec des chats. Les mâles, Gontran son aîné et Igor ont disparu mais il a beaucoup joué avec eux… Avec Isis, ils ont vécu plus de treize ans ensemble et j’ai déjà raconté que le lendemain de sa disparition elle est restée toute la journée à l’attendre au portail comme s’il allait rentrer de promenade. Quand il a été malade, elle a souvent veillé sur lui. Quand on rentrait de sortie, elle venait vers lui pour un frottement tendre, un baiser. Ils avaient une façon douce de se rassurer mutuellement. Son départ a été dur pour Isis comme pour moi, mais que de beaux moments ils nous ont offert !

Il leur arrivait de rester seuls à attendre leurs humains

Ils savaient s’associer pour venir réclamer à manger.

Ils avaient parfois des moments d’intimité et d’échanges à eux.

Ils savaient être complices en confiance.

Humour

Galou avait le sens de l’humour. Il était prêt à faire le clown et aux frasques diverses sans orgueil. Il suffisait que je dise : « Tu fais le fou ?  » et il savait qu’on allait faire des bêtises ensemble. Et bon sang, que c’était bon !

Notre amitié

Tellement confiant, jamais jugeant, toujours accueillant, toujours d’accord même lorsqu’à la fin il était malade… Il a accepté que je le conduise épuisé chez la vétérinaire pour notre dernier moment. Je le protégeais, mais il veillait sur la maison, sur nous, humains ou animaux. Galou était protecteur et tendre. Toujours tendre. Il aimait les caresses mais il savait échanger, par le regard, par un passage de truffe, une patte posée sur mon genou. Il acceptait tout. Il n’aimait juste pas entendre des humains se disputer, car il prenait ça pour lui. Il était toujours à l’écoute, connaissant mille mots, décryptant toutes mes émotions, me consolant si besoin… Face à la souffrance, il l’acceptait, il l’aurait acceptée au delà de l’insurmontable dans lequel il a basculé quelques jours avant son départ. Jusqu’au bout lucide, doux, tendre. Un chic type.


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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