Le positionnement du site face à l’IA


Nombres

·

4–6 minutes

Le pied de page du site l’annonce, ce site est écrit sans intelligence artificielle. Je lisais hier qu’une autrice quittait son site personnel pour une plateforme espérant ne plus voir son site aspiré par les robots de l’IA afin de voir son droit d’auteur préservé. Pas certain que la stratégie soit la meilleure ! Néanmoins, il est possible de se préserver un peu. C’est par souci de cohérence en matière de fond et d’écoresponsabilité que je le fais. Voici comment.


Des textes tous structurés et écrits à la main.

Logosansia

J’ai lu que des autrices et des auteurs confiaient la planification de leurs textes ou articles à l’intelligence artificielle générative. N’écrivant pas pour vendre et ne manquant pas d’inspiration, si je fais parfois des recherches, en général mes plans se structurent par des prises de notes au fil de l’eau, souvent par le papier. Je rédige en général directement. Cela vient facilement quand on écrit chaque jour. Pour tout ce qui est fiction, poésie ou chansons, il en va de même, en tout cas pas d’IA !

Les images ont globalement quatre sources

  • des photos que je prends et travaille avec mes logiciels libres
  • des images libres de droit que Pablo Stanley laisse dans le domaine public.
  • des images libres de droit proposées par « Openverse » sous licence creative commons et les auteurs peuvent être cités quand la source est donnée. À cet égard certaines images pourraient avoir été produites par des IA. Je les utilise avec parcimonie et je vais en faire un point d’attention.
  • des images comme ce logo plus haut conçu via une application en ligne : je l’ai modélisé et rédigé à ma façon… mais puis-je dire qu’il a été conçu sans intelligence artificielle ?

Les bouts de code ou snippets

J’utilise des bouts de code pour différentes fonctionnalités techniques de ce site. Ce site est sans cookie, il n’y a pas de suivi des visiteurs ou de données prélevées… Les bouts de code servent par exemple à automatiser certaines choses. Par exemple j’en ai utilisé pour les pages proposant un article au hasard ou présenter le fil des derniers posts sur Mastodon. Cela me permet d’éviter d’ajouter des extensions ou plugins qui pèsent souvent et posent des problèmes.

Comme je ne suis pas codeur je mène des recherches, là dans un groupe de discussion, ailleurs via un moteur de recherche, via Github ou Codeberg et maintenant en faisant aussi travailler les IA. Dans la plupart du temps je le fais en croisant plusieurs entrées, en essayant, en corrigeant car des erreurs peuvent survenir. Donc, oui, des bouts de code ont été conçus avec l’aide de l’intelligence artificielle mais avec recul et en vérifiant.

Je partage mes bouts de code sur Codeberg, plus sur Github depuis que j’ai compris que ça appartenait à Windows.

Protéger le site du scraping

Un autre souci, surtout quand on produit de la fiction ou des créations artistiques, c’est d’éviter de voir le site aspiré systématiquement par les robots de l’intelligence artificielle, s’ajoutant en plus aux moteurs de recherche.

Il y a deux soucis :

a) le respect du droit d’auteur

C’est un comble, « qui ne dit mot consent ». Il faut explicitement refuser. On ne viendra pas gentiment taper à votre porte demander l’autorisation d’aspirer tout votre contenu !

b) la consommation de données

Un robot qui vient manger des gigas de données mange de la bande passante. Il charge les serveurs, ajoute des requêtes réseaux. Certes, c’est minime en effet sur la planète, mais le site veillant à être léger et écoresponsable, il me paraissait intéressant de poser des limites.

J’ai donc mis en place 3 stratégies décrites dans l’article qui suit. Tout est décrit et récupérable pour celles et ceux que ça intéresserait.

On agit sur :

  • le levier juridique avec un opt-out explicite dans la page des droits d’auteur et dans les mentions légales
  • un fichier placé sur chaque page
  • un fichier robots.txt que je viens d’enrichir et qui pourra être modifiable.

Je sais que de nouveaux robots vont arriver et que certains « changent de nom », ne respectent pas l’interdit… Mais en un jour, j’ai vu déjà l’effet immédiat en matière de consommation de données.

Note au 12/01/26 : petit changement de stratégie . Pour ne pas perdre toute visibilité et pouvoir être cité comme référence par les IA , je « libère » la partie journal (visibilité, droit de citation) et je protège seulement la partie création (poésie, chansons, fiction). On verra ce que ça donne. J’ai combiné : un fichier robots.txt, un snippet, des consignes explicites sur mes pages de mentions légales et de droit d’auteur.


À terme, pour certains textes, j’abandonnerai peut-être le droit patrimonial au profit d’une licence creative commons. Je dois dire que ce qui me retient est de voir certains textes repris dans des cadres et contextes avec lesquels je suis en désaccord. Là, ce n’est pas l’IA qui est en cause mais bien des humains ! Si vous voyez un de mes poèmes en dehors de ce site, sachez que seules les citations sont autorisées et qu’un lien est demandé vers l’article… Au delà, j’ai le mauvais souvenir d’un groupuscule politique qui avait récupéré ma prose en instrumentalisant mes propos, tandis qu’une voleuse de poèmes avait collé plusieurs de mes textes dans son site « cul-cul la praline » d’ailleurs uniquement constitué de son « butinage »… je fais bien des manières mais c’est juste affaire de droit moral ! 😉


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


VOUS POURRIEZ AIMER AUSSI

dernières publications

Les commentaires

Commentez, ou publiez une réponse sur votre blog (avec un lien vers cet article) ou sur le Fediverse (Mastodon, etc.) : elle apparaîtra ici.

Un mot en retour ?

Vous souhaitez citer cet article sur votre site ? Indiquez simplement votre lien ici.