Le code, c’est de la poésie. Voilà le slogan que s’est donné WordPress. C’est le système de gestion de contenus utilisé ici. Libre, mais piégeux. Comment veiller à ce que son site soit éthique ? Je me suis souvent posé la question, j’ai évolué et cela bougera encore en essayant d’être cohérent et le moins dogmatique possible. Quelques principes mis en partage pour celles et ceux que ça intéresse.
C’est quoi un site éthique ?
C’est une affaire de valeurs. Liberté, indépendance et respect en seraient les trois cardinales pour moi. Elles sont indissociables. Chacune, chacun peut avoir sa propre vision… Faut-il encore être le plus transparent possible.
Liberté
D’abord, dans le respect justement de la Loi, l’idée est de pouvoir s’exprimer en liberté. Je décris ce site comme un univers digital personnel.
Ce n’est pas une boutique, on ne pratique pas le coaching, on ne cherche pas à influencer ni conseiller mais plutôt partager une démarche personnelle où il s’agit de présenter un style de vie (vivre en poésie) en faisant preuve d’assertivité (s’affirmer sans s’opposer) et en témoignant de ce que j’expérimente…
Ma Liberté m’engage à respecter autrui pas seulement dans les écrits.
Pourquoi digital et pas seulement numérique ? Car le site est conçu pour les visiteuses et visiteurs en se plaçant autant que possible du point de vue des utilisateurs.
Indépendance
L’indépendance est la garantie de ma liberté : je suis mon propre éditeur : je veux choisir mes contenus et même décider de les retirer si je veux (je sais qu’internet garde la mémoire mais malgré tout je veux conserver une certaine maîtrise). Comme une grande part des productions sont des contenus artistiques ou des œuvres de l’esprit (terme pompeux mais clair), je veux garder la main au titre du droit d’auteur tant moral que patrimonial. Dans d’autres contextes, j’ai pu abandonner mes droits ou les définir dans le cadre de licences creative commons.
je ne dépends pas de la publicité ni de l’argent d’autrui… Cela se conjugue avec l’exigence d’utiliser des logiciels libres et de ne pas dépendre des géants du Web. L’indépendance a un prix : celui de mon abonnement chez l’hébergeur français, de quelques outils… du temps passé aussi à contrôler, vérifier si tout répond aux exigences.
Respect
Le respect c’est à la fois me respecter, respecter la lectrice et le lecteur y compris dans sa position d’usagère ou d’usager en protégeant a priori par exemple les données personnelles ou autant que faire se peut la sécurité du site. J’ai pris un certain nombre de précautions au niveau de l’hébergeur dans la configuration des options de sécurité.
C’est également veiller à être hébergé en France, chez un hébergeur qui s’engage d’un point de vue écologique en veillant à ce que ce site ne soit pas trop gourmand et nuisible en termes environnementaux.
C’est faire que le site soit léger et lisible pour toutes et tous. Cela suppose pas trop d’effets spectaculaires !
D’une certaine façon, je ne sépare pas les aspects techniques des contenus. J’ai besoin de définir pour moi-même une ligne de cohérence.
Il faut s’assurer de ses choix et contrôler leur impact.

J’ai une approche très critique de l’intelligence artificielle. Elle connaît déjà des dérives. Je pense que c’est un outil à encadrer et qu’il engendre de nombreux problèmes, notamment d’ordre écologique mais également du point de vue du contrôle des données et du respect des auteurs… J’ai déjà pu voir que des robots liés à l’IA se promenaient sur le site…
Au demeurant, ce que je veux garantir à la lectrice ou au lecteur, c’est que textes, images et sons présentés ici sont des œuvres humaines ! Il existe d’ailleurs des extensions plus ou moins fiables à ajouter à votre navigateur préféré pour vérifier cela.
Contrôler WordPress et ses plugins
Peut-être un jour irais-je un jour vers un autre CMS s’il reste libre et gratuit et me garantit de protéger les données personnelles des visiteurs. Je dis cela car WordPress suppose d’être attentif et il faut effectuer des réglages et contrôles réguliers.
Il faut faire attention avec WordPress : les commentaires recueillent des données. Certains « plugins » par exemple de partage vers les réseaux sociaux, ouvrent la voie à l’implantation de cookies espions. C’est le cas d’outils tiers, lorsque l’on intègre une vidéo You-Tube par exemple…
Une lettre de diffusion c’est sympa… mais si pour une raison ou une autre vous vous faites piquer la liste des abonné·e·s ou qu’elle se retrouve aux États Unis d’Amérique… vous êtes mal.
Certes le RGPD (règlement général de protection des données) contrôlé par la CNIL (commission nationale informatique et liberté) impose de recueillir l’accord préalable des visiteurs et des dispositifs (qui installent à leur tour d’autres cookies) permettent de le faire… mais il faut « avoir l’œil ».
Je contrôle donc différents aspects :
- pas de plugin ou extension qui laisse des « cookies » qui ne seraient pas fonctionnels mais persistants
- pas de lettre de diffusion
- pas de commentaires
Les lectrices et lecteurs sont invités à utiliser un flux RSS pour suivre anonymement la vie du site.
les statistiques

J’ai depuis longtemps banni les outils de Google. Je suis passé par différentes solutions. J’ai même testé les statistiques via Matomo en auto-hébergement sans cookie persistant avec un suivi anonyme des visiteurs… Puis je me suis dit que n’ayant rien à vendre j’en savais assez avec les quelques éléments fournis par l’hébergeur… Quel intérêt de savoir si tel poème est plus lu qu’un autre ? Assez limité en réalité… Chronophage et narcissique. Exit les stats au bout de 48 h !
Le cookie qui reste est fonctionnel. Il est lié à la gestion du cache qui permet d’accélérer le chargement des pages. Certains navigateurs peuvent automatiquement bloquer les cookies. Ça n’affecte en rien le fonctionnement du site.

À noter, du coup, ce qui reste n’est pas soumis au consentement préalable et m’exonère de la fameuse bannière encombrante qui elle même alourdit la navigation et ajoute des cookies.
Disposer d’un site léger et performant
Je veille à limiter les extensions, à ce que les images soient légères (ce n’est pas le plus simple à gérer compte tenu du fonctionnement du CMS). Je limite les effets pour que ça ne mange pas trop en chargement, donc en bande passante…
J’ai choisi un thème léger (Twenty Twenty-five) et je suis attentif à ce qu’il soit respectueux des usagers : que les couleurs soient aidantes, que les formats soient adaptés…
Peut-être pourrais-je faire mieux en limitant ou évacuant les .pdf . En principe les lecteurs vocaux parviennent à lire la plupart des articles. Je décris plus ou moins bien les images pour celles et ceux qui voient mal. Pour le coup, il faudrait des extensions qui aideraient à cela. Je sais aussi que la lisibilité peut être liée au type de phrases, à la syntaxe choisie… alors, il peut-y avoir « conflit » avec les intentions artistiques du site et c’est la limite de l’exercice.
Tester sans sombrer dans la paranoïa ni l’esprit de compétition
Il existe heureusement de nombreux sites qui permettent de faire le point. J’ai déjà parlé de l’Eco-Index (test du 9/06/25)

Je teste et analyse avec PageSpeed Insights

Je vois que je pourrais encore « réduire les ressources Java Script inutilisées ». Quand on est autodidacte, il faut un peu fouiller pour améliorer les choses…
Au passage, prudence avec les « conseilleurs »que je lis ici ou là (prompts à vous faire payer leurs conseils) et dont les propres sites ont des scores avec « du rouge » ou beaucoup trop « d’orange » pour des experts autoproclamés.
Je me prends parfois le chou quand l’un des scores tombe à 99 ! Et cela veut dire qu’il faut aussi éviter de se torturer avec des détails en réalité indiscernables la plupart du temps.
On peut faire mieux !
Disons que de carnivore (les débuts des sites on chargeait de lourdes images et collait des vidéos You-Tube) je suis passé à flexitarien avant de devenir végétarien (un site léger sans viande commerciale). Je ne suis pas totalement « vegan » parce que mon site n’est pas hébergé à la maison par exemple sur mon propre serveur, mais ça reste compliqué surtout si un peu de monde vient… après on peut avoir aussi des surprises quand on se promène chez certains sites qui se disent hyper respectueux et qu’on retrouve des liens vers X ou 6 cookies pour Facebook !

Juste en illustration, on voit sur le site du Ministère de l’Éducation Nationale, les cookies tiers qui peuvent être activés par les plateformes de vidéos… On peut les refuser, ou ne pas faire attention et les valider…
N’hésitez pas à me faire part de vos propres essais et manières de faire…

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