Je n’ai pas dit, « combien de personnes visitent le site aujourd’hui ? » mais « qui visite le site aujourd’hui ? mieux serait de dire, « à qui ce site est-il destiné ? » ou « cet univers digital – comme j’aime à le présenter– , touche-t-il les personnes à qui il serait destiné ? »
Rien à vendre, en compétition avec personne
Le site ne piste pas ses visiteuses et visiteurs. Pas de données personnelles prélevées, pas de statistiques à mon niveau… J’ai un temps utilisé des statistiques. Elles posaient des problèmes éthiques et de respect du droit mais surtout puisque je ne vends aucun produit ni formation, ne servaient pas à grand chose. Ce n’est pas la quantité de visites qui compte. Je préfère un texte qui aura « touché » trente personnes ou même fait « du bien » à une seule…
Je ne suis en compétition avec personne. Cet espace, je l’ai imaginé d’abord à ma main, comme un lieu d’expression, de réflexion et de partage personnel…
J’attache une importance à la forme – évolutive – comme au fond, je ne cloisonne pas les sujets au risque de la dispersion, mais c’est avant tout un journal…
Je ne suis pas jaloux lorsqu’un site qui publie de la poésie ou de la fiction est apprécié, bien au contraire, je suis friand de curiosités numériques !
Je reste à la fois attaché à l’idée de partage et à celle de respect du droit d’auteur, non par orgueil mais par goût de l’indépendance, de la liberté, de la maîtrise de mes écrits (je veux pouvoir modifier, retirer, refaire même si je sais que sur Internet on « laisse des traces »).
Cette forme de singularité revendiquée est ce qui me permet d’être en cohérence avec mes valeurs.
Revenu à Matomo en juin 25
Mon hébergeur propose des statistiques assez grossières, qui ne donnent pas lieu à stockage, ni à traitement… On a ainsi une vague idée des pays d’origine, du type de navigateur ou même du système utilisé. C’est ainsi qu’on peut dire que les lectrices et lecteurs de ce site viennent majoritairement de France, utilisent beaucoup plus de logiciels libres (système Linux ou Firefox…) que la moyenne des utilisatrices et utilisateurs.
On voit aussi , et ça calme l’orgueil, qu’une visite peut durer moins d’une minute… même si certaines semblent beaucoup plus longues…
Après des hésitations j’ai installé la solution Matomo en auto-hébergé…
Par quelle porte d’entrée arrivez-vous ?
Quand on va regarder des sites spécialisés comme SimilarWeb et d’autres ressources du même ordre, plus ou moins précises et fiables, qui permettent d’ausculter les sites de l’extérieur, on trouve des tendances qui parlent même si c’est à prendre avec des pincettes.
En croisant les données je vois par exemple que, selon les périodes et les sources, entre 27 et 30% des visites proviennent d’un réseau social. Comme je ne suis plus présent que sur Mastodon, ça dit tout de même que les échanges sur ce réseau qui n’est pas le plus fréquenté sont « profitables », de qualité, avec des interactions… C’est avec les membres de ce réseau que j’ai le plus d’échanges pas seulement sur le réseau lui même mais également via la messagerie du site. Car les habitués ont noté que j’ai supprimé les commentaires : ils étaient souvent trop personnels ou supposaient un traitement de données et un suivi…
Environ 15 % viennent directement. Ce sont les « habitué-e-s » qui poussent la porte de la maison. Les fidèles qui savent où ils vont et se souviennent de l’adresse du site.
Plus de 50% des visites proviennent de ce que l’on appelle le trafic organique. Autrement dit, sont venues par une recherche généralement via Google mais aussi un petit groupe utilise des moteurs de recherche plus ou moins alternatifs (car certains passent par d’autres géants du Web). DuckDuckGo n’est pas si mal placé. Cohérent avec les visiteuses et visiteurs férus de libre…
Ça ne fait pas 100%. J’ai trouvé, des gens qui arriveraient via des liens sur d’autres sites, des blogs « amis » en général que je remercie sincèrement au passage et ça c’est bien agréable mais j’ai trouvé un peu moins de 1% qui arrivent par… une entrée payante ! Il y a donc des margoulins qui ont trouvé le moyen via leur site ou portail ou je ne sais quelle entrée de faire payer l’accès à site gratuit ! Je ne touche évidemment rien. Je ne sais pas qui fait cela… Je ne sais s’il s’agit éventuellement d’agrégateurs de flux RSS… J’utilise des agrégateurs gratuits, ça marche très bien sur mon ordinateur…
Des motivations différentes
Il y a les habitué-e-s. Le site est peut-être en favori… Il passent voir « ce qu’il y a de neuf »… On y retrouve la famille, les ami-e-s, des personnes avec qui j’ai pu travailler dans une autre vie… Dommage que je ne puisse leur servir un café au passage.
J’ai l’impression qu’il y a celles et ceux qui viennent attisés par la curiosité : une présentation d’un texte via un blog, une mise en avant sur Mastodon qu’elle vienne de moi ou encore mieux d’un partage. Le partage est gratifiant pour l’auteur mais met en confiance les lectrices et lecteurs de façon beaucoup plus déterminante. En général, dans ce cas, les lectrices et lecteurs vont aux dernières publications, plutôt sur la partie « journal ».
D’autres viennent mû-e-s par une recherche. Ça peut être en rapport avec un thème (par exemple « comment quitter Méta? ») ou plus encore la recherche par exemple d’une poésie sur un sujet donné (par exemple, un « poème sur la rivière »). C’est peut-être le public le plus « volatile » qui va « prélever »et ne reviendra pas forcément…
Pour flatter mon orgueil des personnes font une recherche sur mon nom, souvent des personnes que j’ai pu connaître auparavant… mais il arrive que l’on me confonde avec le Général !
Les visiteurs du soir… ou du matin
Probablement chacune ou chacun a son heure.
Je vois bien que des gens de mon âge s’approchent et peu à peu comment un petit groupe de « bretons de Bretagne » s’est constitué puisque j’ai vécu pas mal dans le Morbihan ou le Finistère suivi à présent de gens d’Occitanie ou même du Rouergue.

À Auray, dans le Morbihan, c’était Galou qui était « célèbre » et fut interpellé à plusieurs reprises dans la rue et par son nom par des gens que je ne connaissais pas toujours mais qui l’avaient vu sur le site ! (des parents d’élèves du secteur, des enseignants…).
Je vois aussi que d’autres « cercles » se retrouvent à visiter le site : encore pas mal de profs, des artistes, des poètes, des « lgbtqa+ » friendly ou plus… comme autant de groupes que je pourrais qualifier « d’affinités » et qui se croisent ou s’entrecroisent peu ou prou car la France reste un petit pays et l’on se trouve très vite des connaissances communes.
Tout ça n’est qu’une vague esquisse et d’ailleurs si des liens peuvent se tisser, il est bon que chacune ou chacun se sente tranquille dans sa navigation, trouve de quoi s’amuser, se confronter ou de l’inspiration pour se lancer à son tour dans l’amusante aventure d’écriture d’un blog !

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