Quand le flux d’informations est négatif, quand les nouvelles de la famille sont tellement tristes, si le printemps donne des signes, il faut s’ébrouer. Nettoyage de printemps au jardin, dans la maison, numérique et dans la tête. Se centrer pour ne pas se laisser déborder, couper ce qui doit l’être, structurer non pour figer mais pour permettre que « ça pousse », que « ça invente », tracer pour se sauver peut-être…
Je suis prêt !
Ils peuvent venir. J’ai commencé à apprendre le russe et le portrait de Poutine trône bien en évidence au dessus de la cheminée.
Je rigole.
Puisque c’est pas drôle, il faut en rire. Et alors ? C’est une très belle langue le russe. À entendre. Je ne sais la parler. Encore moins la comprendre.

Les jours allongent peu à peu, le ciel nous fait des fêtes de feu. Les oiseaux s’en donnent à cœur joie. Partout ça germe, ça bourgeonne, ça pousse, ça fleurit, ça s’y croit, ça veut repartir, sans nous laisser reprendre notre souffle. Tu y es, ça y est. Voilà !
Rangements
Ce qui s’entasse dans l’hiver. Cela va vite. Ce qui se dérange, ce qui s’ajoute. Il fallait agir. Ne pas se laisser dominer par les objets. Mon dos et mes bras sentent les efforts. Tout est paré.
Je ferai bien encore une ou deux retouches de peinture. Mon programme se dessine.
Il faut ranger pour ne pas laisser les miasmes et les rancœurs de l’âge s’accumuler. Se réinventer qu’il disait !
J’ai rangé, j’ai fait mes comptes. Je reste malgré tout le roi des listes.
Je ne fréquente à présent qu’un seul réseau social. Je ne m’y attarde pas. Ce présent blog allégé et nettoyé lui aussi, je lui ai adjoint un sous-domaine pour y ranger un peu de fiction, j’ai mis mon prénom à l’envers et j’ai lancé un mini site de chansons et de poésie. Comme je cause parfois de numérique et qu’il me restait un nom de domaine en jachère, je l’ai relancé. Hop !
Projets dedans auxquels j’adjoins un écrit long, nouveau chantier que je vais ouvrir. Projets dehors : Galou a besoin de bouger. Mais il ne peut plus explorer aussi loin qu’avant avec moi. Je dois reprendre mes explorations du Rouergue et de l’Occitanie. La région me fascine.
Marcher
Marcher c’est important pour explorer, se recentrer et découvrir de nouveaux visages.
Ces nouveaux visages ne sortent pas de la télévision, des réseaux, de la mélancolie. Ils s’écrivent dans la joie de la rencontre, de la surprise, de l’échange. Moments furtifs ou plus développés, il faut avancer lavé de sa propre existence pour pouvoir se montrer disponible et recevoir ce qui vient.
Marcher les épaules ouvertes et le regard accueillant, même s’il est sous la casquette.
Le cheval blanc
Le noir s’en fout. Mais quand je sors de la maison à pied, dans le champ d’en face, le cheval blanc tourne la tête et vient vers moi.
Le cheval lit en l’homme avec une acuité qui m’a toujours tellement touché. Il sait. Il sait d’où je viens, que je viens de loin, après avoir passé du temps…
Il sait que je ne peux plus traîner avec mon passé et que je poursuis ma quête tentant de décrypter les écritures mystérieuses et mystiques qui donnent leur souffle à la vie.
Cette vie qui traverse ce qui est immobile comme ce qui vibre : la fleur, l’arbre, le cheval et même cette femme qui est morte dans sa douleur en l’emportant apaisée dans le grand tout.

Un mot en retour ?