silence


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1–2 minutes

Se retirer de l’écriture, pour mieux écrire.
Regarder le jardin pour mieux s’écouter.
Passage. Une saison semble ouvrir sa porte puis une escale estivale s’offre.
Escale. Transition.
Le jardin cède parfois au vent. Branches mortes sur le gazon.
Mais la petite araignée au ventre doré, la petite araignée tenace tisse sa toile.
A la fenêtre du bureau, au rétroviseur de l’auto noire, à la poignée de la porte, entre deux arbres, au portail du jardin. Partout la petite araignée signe et se rappelle à moi. Dans le plus parfait silence.
Terreau douloureux de la mémoire où puiser sa morale à vivre.
Je suis nomade en moi même. Cette escale, pour refaire de la pensée et penser au geste utile.
Jardin silencieux de la Bretagne exotique.
Juste avant.


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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