À l’occasion de la vraie fausse panne d’électricité l’autre soir, j’ai mesuré qu’en cas d’urgence, je n’étais pas franchement prêt. Mais en questionnant l’entourage, quasi personne ne l’est. Ça n’éloigne pourtant pas le danger.
Une simple panne et tu vois ce qui manque
Comme je le racontais l’autre jour, la maison est très dépendante de l’électricité. À part la cheminée pour se chauffer, la cuisine, la conservation des aliments, l’ouverture des volets ; tout est électrique ici et dépendant du même réseau. Dans une maison de location, difficile de modifier le système. On voit pourtant par exemple qu’un petit secours solaire pourrait s’avérer utile.
Je m’étais retrouvé dans le noir, avec une mauvaise lampe et le smartphone sans batterie. Quand on y pense, nos ancêtres ont su composer avec ce qui n’existait pas !
En cas de catastrophe plus grave on imagine comme ce serait compliqué.
S’équiper
Racheter des bougies, un petit réchaud sur bonbonne de gaz, une lampe et une petite radio à piles (il n’y en a pas tant que ça), voilà qui est fait.
Ce petit équipement suppose d’ailleurs d’être vérifié de temps en temps, les piles s’usent même sans être utilisées.
Il faut prévoir de quoi boire, se nourrir et dans l’absolu, on devrait presque avoir un sac prêt à être embarqué si besoin. Plus les personnes sont nombreuses dans une maison, plus ça demande de la place et de l’organisation.
L’eau et les aliments ont des dates de péremption.
Les kits officiels
Dans les écoles, les établissements scolaires et autres bâtiments officiels, des plans particuliers de mise en sûreté sont mis en place avec des exercices d’évacuation plus ou moins au point. Même l’arrivée d’un terroriste est prévue.
Les premiers jours ici, un exercice d’alerte préfectoral avait déclenché un signal sur le téléphone avec injonction de monter le plus haut possible : dans le coin, le risque premier est la rupture d’un barrage. Le message indiquait d’attendre les consignes pour redescendre. Si j’avais été très obéissant, je serais toujours à vivre sur le haut du causse, le message de fin d’exercice ne nous étant jamais parvenu.
Mais c’est vrai que pour les particuliers, rien n’est clairement envisagé, comme si c’était un sujet tabou.
Le site du gouvernement français propose un .pdf : https://www.info.gouv.fr/upload/media/content/0001/05/7f65dbb18642830b679cf048b0de025a801d93d1.pdf
Les suisses on prévu une sorte d’auto-diagnostic avec des pistes de réflexion. Ça me parait plus complet: https://www.alert.swiss/fr/preparation/plan-d-urgence.html
@AnNaBeLle a proposé le Catakit de la Croix Rouge https://www.croix-rouge.fr/secourisme-au-quotidien/la-croix-rouge-francaise-lance-son-catakit-sac-d-urgence-pret-a-lemploi-pour-chaque-foyer
Aucune culture du risque
Qu’il s’agisse d’anticiper les accidents en commençant par la limitation de leur déclenchement ou d’imaginer collectivement et individuellement ce qu’il faudrait faire en cas de souci, nous n’avons aucune culture du risque réellement développée. Sans dramatisation excessive, nous n’apprenons pas à évaluer le danger : ici rupture de barrage, feu, un peu moins les tremblements de terre mais les glissement de terrain n’ont pas clairement été évalués. Chacune et chacun devrait évaluer au niveau de son logement comment l’évacuer, où se confiner et même où se réfugier.
Il faudrait pouvoir agir dans un esprit de responsabilité, sans ajouter de l’angoisse à l’angoisse mais au contraire en intégrant la problématique de façon collective. Cela permettrait de créer du lien, de se rassurer en sachant ce qu’il y aurait à faire pour ne pas céder à la panique.
Les lieux de travail, les communes, les quartiers… il y aurait à faire et de la matière notamment pour les « services civiques ».
Directives anticipées
Dans le même fil, on sait que très peu de services de secours ont l’habitude de consulter les directives anticipées. Il serait bien d’homologuer une carte officielle ou de l’intégrer à la carte vitale. Je trouverais agaçant qu’un « héros » prenne l’initiative de me réanimer, mais c’est une autre histoire !

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