J’ai décidé d’écrire chaque matin un poème à la main dans le petit cahier. Mais ce n’est pas si facile. Le cahier m’allait quand j’étais enfant, je m’y trouve à l’étroit, il m’enferme.
Il dit : « Le cahier m’encage »

Le cahier m'encage
Je me cherche un solfège
Les lignes me sont barreaux de prison
Ou
Fils électriques où les oiseaux alignent leur partition avant de s'envoler
La musique, la musique, la musique, la musique
L'encre humide sur la page m'éblouit
Je ne parviens plus à la poésie, Je ne touche plus mon enfance du bout des doigts
J'ai disparu de mes propres signes
Mon écriture est orpheline et ennuyeuse
N'est-il pas grand temps que je débarrasse le plancher ?
DébaRRasse avec deux Airs !
Que je dégage enfin ce qui m'encombre
Que je me réapprenne ce que je savais de moi-même
La page est un miroir où je ne me reconnais plus.
On pourra retrouver ici, d’autres poèmes à la main !

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