Nous ne cessons de nous croiser et je suis subjugué.
Je n’ai pas choisi d’être subjugué
Par ton sourire de Joconde
Et je bois dans l’ombre
Le lait de ton sourire
Je suis
Dans les eaux profondes
Du lac de tes yeux
Où la tristesse déploie
D’immenses ailes de douceur
Une ligne féminine
Là où la lèvre risque
Ce tremblement imperceptible
Sur la grâce de ta voix
Ou bien
Tu es l’échappée
Du printemps de Botticelli
Quelque chose d’une Italie
Sur les collines de Florence
La tendresse mauve du Quercy
Le safran parfume tes doigts
Un linge de coton
Sur les épaules
Tu passes le pont
Je te vois
Je n’ai pas choisi d’être subjugué
J’aime marcher à tes côtés
Je sais que tu me sais
Et le silence nous relie
Je serai là
Quand il s’agira
Que tu t’appuies sur mon dos
Pour éprouver la solidité de ma charpente
Alors, il sera temps d’écrire des choses sérieuses
Où je pourrai parler de toi
Et de l’Art délicat
Avec lequel tu sais me consoler

Un mot en retour ?