Tu viendras t’accouder à la balustrade de ma vie Matelot en escale Ton barda sur la pierre Tu boiras à mon épaule Y cherchant ce refuge d’ivoire
Mes insomnies s’étancheront à l’aube de tes paupières Ange abandonné des Dieux Pour quelque promesse falsifiée Je contemplerai ton visage endormi Ton souffle évanescent Brisant l’ombre sur ta lèvre
Ce vêtement défait sur le sol Qui parle d’un voyage Où d’autres mains s’éprirent De tes hanches infertiles Je le tiendrai entre mes mains Je te verrai plus loin que nu Statue grecque insolente Échappée de mes rêves italiens
Le soleil traversera les persiennes Tu allumeras ce sourire L’irrésistible feu où tout rosit Là, où surgit le désir matinal Entre fragrances animales Et perle de sueur
Tu me diras de m’approcher Ta voix presque rauque aux draps de satin Tu me demanderas Si cela faisait longtemps Que je te regardais ainsi dormir, L’heure du jour S’il faut rester ou partir
Je te dirai, reste un peu Que je lave ton linge Et t’apporte le thé Tu riras
Tu riras juste au bord de la fausse note Celle où ton incertitude craint la prison Mais tu le sais bien que je te laisserai t’envoler Contre ce sourire, un faux prénom
Ensuite? Il faudra que je refasse le lit Et que j’ouvre grand les fenêtres sur les collines de Toscane
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
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