Mon intuition, ma capacité de questionner et à expérimenter ont dépassé les compétences de deux simulateurs de conversation de l’automatisation probabiliste. Récit d’une expérience vécue.
Ne nous sous estimons pas
Je ne suis pas codeur, je ne suis pas spécialiste du numérique. En autodidacte et de façon parfois empirique j’ai développé quelques compétences et je commence à avoir deux ou trois connaissances mais elles restent très modestes.
Pour résoudre quelques problèmes avec ce site, il m’est arrivé de « commander » des bouts de code à « Claude » ou « Grok » ou à d’autres. J’ai obtenu de temps à autre des solutions qui m’ont permis de répondre à un besoin clairement identifié.
Confronter, analyser
Peu à peu, j’ai appris à confronter les IA entre elles, à lire ce qu’elles proposaient et parfois à questionner et critiquer leurs propres formulations.
Aujourd’hui un CMS comme WordPress permet théoriquement de connecter son site à telle ou telle IA. Je m’y refuse souhaitant garder la main. Après avoir expérimenté, je suis beaucoup plus parcimonieux dans mon recours à ces outils découvrant que les solutions existent souvent ailleurs, notamment dans des forums, auprès de pairs, sur des sites etc.
Devant ce que je peux décrire comme des formulations descendantes très affirmatives des simulateurs de conversation, un non spécialiste peut vite douter de lui et s’en remettre à l’IA pour évaluer un problème et prendre des décisions. Des problèmes s’enchaînant, on peut même en venir à solliciter plus encore l’outil, sans percevoir… qu’il est parfois la cause de ce qu’il prétend corriger !
Un problème récent à résoudre, m’a permis de comprendre que ma propre intuition et mes capacités d’expérimentation ont permis de trouver la solution d’un problème engendré de fait par l’automatisation probabiliste.
Ça ne peut pas venir de là !
Une fonctionnalité en panne sur mon site (en réalité deux liées). Un problème ennuyeux. Je ne trouvais pas.
J’ai essayé de comprendre seul.
De guerre lasse, j’en vins à soumettre le problème à « Claude » et « Grok » qui me proposaient des procédures complexes un peu effrayantes pour un néophyte. Les procédures avaient des points en commun mais divergeaient. Je vous passe les aspects techniques m’invitant à entrer des requêtes dans mes bases de données et utiliser le terminal du site… Il est toujours risqué d’aller bricoler dans la configuration d’un site. Il ne faut pas oublier de disposer d’une bonne sauvegarde !
Les premiers essais n’étaient pas concluants et nous montions dans les degrés de la complexité avec pour moi l’accroissement de ma propre dépendance aux consignes de plus en plus hermétiques données par le simulateur de conversation.
Je peux même noter une sorte de montée un peu irrationnelle de l’émotion face à la crainte de manipuler sans les comprendre des formules obscures (au passage, enseigner des rudiments de code à l’école, éviterait de se laisser aveugler par des bouts de code au final pas si compliqués si on les regarde d’un peu plus près).
Prenant du recul, décidant de reprendre la main, je formulai alors l’hypothèse que mon problème était peut-être lié à deux « bouts de codes » ou snippets que j’avais installés précédemment sur conseil de mes chers « Claude » ou « Grok » ou un autre qui sait ?
Je leur soumettais l’hypothèse :
— Impossible ! ça ne peut pas venir de là !
— Ah oui ?
Le simulateur de conversation peut imiter à merveille la parole « experte » d’un humain. Mais, il faut se souvenir que ce qui ressemble à des injonctions ou des admonestations, ce ne sont que des cris de perroquet (j’aime beaucoup les perroquets mais ce sont surtout des imitateurs, ils ne tiennent pas une conversation argumentée, ils réagissent à des stimuli quand ils répètent des phrases d’humains. Ils ne « parlent » pas).
Passant outre les « cris » et les admonestations, je décidai manu militari de désactiver tour à tour ces bouts de code. En testant tour à tour.
Je teste, je reteste et alors ça fonctionne !
Ce n’est que face à l’évidence que mes chers simulateurs ont bricolé une réponse acceptant de me croire avec réticence pour l’un et justifier enfin pourquoi ça fonctionnait.
— Ben oui, mais pas grâce à vous !
Toujours reprendre la main !
Cet épisode a montré que si je m’en étais remis à l’automatisation probabiliste, non seulement j’aurais perdu du temps, je n’aurais pas trouvé la solution à mon problème mais j’en aurais peut-être rencontré de plus graves.
Cela m’a montré aussi que les bouts de code que j’avais ajoutés antérieurement, s’étaient montrés au final plus néfastes que positifs et que face à un nouveau problème, l’intelligence humaine, mon intuition faite de capacité à douter à partir de l’expérience et du vécu, a su se montrer supérieure. J’ai su faire le lien, oser expérimenter, tester, évaluer.
Mon intelligence humaine ne s’exerce pas seulement dans le siège de mon cerveau, mais est reliée de façon sensible à de nombreux signaux où jouent les sens, la mémoire.
J’ai observé le croisement et effectué la comparaison de ces « morceaux de codes » dont j’ai reconnu qu’ils pouvaient avoir des interactions avec d’autres fonctionnalités du site engendrant des difficultés. D’une hypothèse empirique, j’ai dégagé des arguments où des indices convergeaient en cohérence, un peu comme dans une enquête policière où l’on ne se fie pas aux apparences.
Je m’en suis sorti parce que j’ai fait un pas de côté, j’ai regardé le problème autrement et j’ai essayé non pas « au feeling » mais en isolant des variables. C’est la puissance de l’essai et de l’expérience qui réussit quand on la réitère et permet de dégager une conclusion (même provisoire).
Mon cerveau a effectué de nombreuses opérations, parfois simultanées, assez rapides en réalité, sans m’obliger à prendre des notes, calculer sur le papier etc.
Je crois que nous pouvons admirer cette capacité dont nous disposons tous et qui ne s’use que si on ne l’entretient pas !
Je ne demande pas à un marteau où taper. L’automatisation probabiliste doit être replacée toujours comme un outil. Un outil qui parle mais comme un perroquet et pas forcément à bon escient.
Notre intelligence humaine qui fonctionne de façon plutôt économique, mérite de ne pas être oubliée pour nous sortir d’affaire !
Je garderai en tête cette petite expérience comme rappel utile…

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