Improvisation poème & chanson


un ciel rouge sur la vallée

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2–3 minutes

Puisque cette semaine est à l’improvisation, je me suis prêté à l’exercice. Improvisation poétique ? Ce sont le rythme et les sonorités qui ont commandé à partir du premier vers que j’ai laissé venir. Pour le reste, ce qui est là est venu sans contrôle, ni recherche de sens. La version chantée s’est improvisée de la même façon, sans reprise, juste en laissant couler…


Automatique ?

Ce n’est pas tout à fait de l’écriture automatique car une construction s’est imposée, mais rien n’est réfléchi. On pourrait vouloir se livrer à des interprétations… peut-être faudrait-il être prudent ! En tout cas, j’ai laissé passer ce qui venait sans autocensure.

L’audio

Le texte

Ô ma sultane qui frétille, à l’ombre extrême de mon syntagme
Et jamais si je m’égosille, tu peux danser sur ton orgasme
J’ai des paracentèses d’ivoire qui simulent sur ton ventre doux
Et des anamnèses notoires qui jugulent mon entrechat fou
Tu vois la morne régulation de ma bouche entre tes mains douces
A fait blêmir mon illusion, je peux mourir sur cette mousse

Dans la gare navrante du désir où j’épanchais mon déversoir
Tu psalmodiais mon devenir contre des revanches notoires
Et j’exécrais pusillanime le satin doux de mon venin
Pour des rodomontades ultimes, c’est pas mon sexe c’est ton sein
Qui meurt très inlassablement, c’est pas mon âme c’est ta main
Entre tes cuisses psalmodiant tous tes remords et mes chagrins

J’irai au soir ma pudibonde, gravir les marches les plus immondes
Les palimpsestes de l’inceste ont des latrines encore fécondes
J’irai mourir dans les vestiges d’une jeunesse immaculée
Tu peux bien rire à la nausée, moi je n’oserais jamais
Pousser la séquence courbée entre ce ferment qui s’insurge
J’avais des fièvres agitées et toi des vieux cris de démiurge

Ainsi passent les adultères et le cratère des sodomites
N’est plus qu’un fil énuclée sur la pente des dolomites
Tu crois savoir ce que tu sais, j’ai le pouvoir de te saisir
Mais sur ma corne toute nouée, je vois ta bouche encore frémir
Tu peux pour ce succédané, te croire encore d’importance
Tu n’es dans la réalité qu’une héritière de la malchance !

Ah ! Que s’enturbannent les trêves, à mon glaive de suicidé !

Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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Les commentaires

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2 réponses à « Improvisation poème & chanson »

  1. Avatar de Jackass
    Jackass

    Voilà qui est intéressant… Je suppose qu’on vous a déjà dit qu’on croirait du Léo Ferré. Personnellement, vu que je chante comme une casserole, j’ai recours à l’IA pour la mise en musique et l’interprétation, oui, je sais que ça va hurler, mais finalement ce n’est pas si mal que ça… enfin, c’est rarement très bien du premier coup, faut bosser… Ce qui me plaît, c’est que ça donne souvent des choses plutôt inattendues, mais mélodiques et généralement agréables à écouter. Bon, c’est mieux d’avoir soi-même une voix (et le sens de la mélodie), d’accord, mais à la guerre comme à la guerre.

    1. Avatar de Vincent Breton

      L’ombre du vieux Léo plane sur moi… mais là c’était un texte improvisé, ce qui peut-être m’a relié à son phrasé… 😉 souvent les gens ne font pas confiance à leur propre voix, il faut s’écouter, mettre un casque sur la tête et ça vient !

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