Puisque cette semaine est à l’improvisation, je me suis prêté à l’exercice. Improvisation poétique ? Ce sont le rythme et les sonorités qui ont commandé à partir du premier vers que j’ai laissé venir. Pour le reste, ce qui est là est venu sans contrôle, ni recherche de sens. La version chantée s’est improvisée de la même façon, sans reprise, juste en laissant couler…
Automatique ?
Ce n’est pas tout à fait de l’écriture automatique car une construction s’est imposée, mais rien n’est réfléchi. On pourrait vouloir se livrer à des interprétations… peut-être faudrait-il être prudent ! En tout cas, j’ai laissé passer ce qui venait sans autocensure.
L’audio
Le texte
Ô ma sultane qui frétille, à l’ombre extrême de mon syntagme
Et jamais si je m’égosille, tu peux danser sur ton orgasme
J’ai des paracentèses d’ivoire qui simulent sur ton ventre doux
Et des anamnèses notoires qui jugulent mon entrechat fou
Tu vois la morne régulation de ma bouche entre tes mains douces
A fait blêmir mon illusion, je peux mourir sur cette mousse
Dans la gare navrante du désir où j’épanchais mon déversoir
Tu psalmodiais mon devenir contre des revanches notoires
Et j’exécrais pusillanime le satin doux de mon venin
Pour des rodomontades ultimes, c’est pas mon sexe c’est ton sein
Qui meurt très inlassablement, c’est pas mon âme c’est ta main
Entre tes cuisses psalmodiant tous tes remords et mes chagrins
J’irai au soir ma pudibonde, gravir les marches les plus immondes
Les palimpsestes de l’inceste ont des latrines encore fécondes
J’irai mourir dans les vestiges d’une jeunesse immaculée
Tu peux bien rire à la nausée, moi je n’oserais jamais
Pousser la séquence courbée entre ce ferment qui s’insurge
J’avais des fièvres agitées et toi des vieux cris de démiurge
Ainsi passent les adultères et le cratère des sodomites
N’est plus qu’un fil énuclée sur la pente des dolomites
Tu crois savoir ce que tu sais, j’ai le pouvoir de te saisir
Mais sur ma corne toute nouée, je vois ta bouche encore frémir
Tu peux pour ce succédané, te croire encore d’importance
Tu n’es dans la réalité qu’une héritière de la malchance !
Ah ! Que s’enturbannent les trêves, à mon glaive de suicidé !

Un mot en retour ?