Si la rivière se fait frontière entre deux départements, le Lot ici est le lieu de rencontre tout au long de la journée et tard le soir : bateaux, nageurs qui bravent l’interdit, musiciens qui offrent un concert, promeneurs, rêveurs, enfants qui jouent, jardiniers. Parfois, un marcheur accroche son hamac entre deux arbres au bord de l’eau. Selon la saison, on rencontre des pêcheurs. Sur leur barque, ils espèrent tirer l’énorme silure. L’été, des bateaux tirent des skieurs nautiques qui tombent dans de grands rires et les vagues secouent la rive. Plus tard, de l’autre côté, quand la nuit sera plus calme et sombre, descendront les chevreuils, les renards. Hier soir, avec les pluies et peut-être un lâcher d’eau au barrage plus haut, le niveau de l’eau paraissait avoir remonté. Avec le causse où je grimpe souvent, c’est un de mes endroits préférés. J’y allais souvent avec Galou et comme me l’a dit hier une dame, « on vous voit voit moins depuis qu’il n’est plus là ». Et c’est vrai que marcher sans lui c’est différent même si hier soir, j’avais l’impression qu’il était là, furetait sur la berge et je l’ai laissé longtemps divaguer dans les herbes.
Et toujours la rivière

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Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
Vivons heureux en poésie !
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