Une brume sur le jardin et les pensées divaguent. Il ne faut pas prendre au sérieux ce mélange de sentiments. Les clés, chacun les possède au fond de soi.
Dans les bras de l’aube
Dans les bras de l’aube
La brume se dérobe
Et mes pensées brodent
Mon rêve se saborde
Ma vieille barque aborde
Un matin nu et sobre
Mon cœur est en octobre
Je n’ai pas de pensées sérieuses
Petite fille malicieuse
Tu as percé tous mes secrets
Tu me demandes "s’il te plaît !"
Je ne saurais te refuser
Ni le jardin, ni même le lait
Et les noix fraîches, pour ton goûter
J’entends qu’à Paris on s’agite
La vie s’énerve et bat trop vite
Je ne pourrais plus m’agacer
Pour tous ces combats de papier
On a sorti les banderoles
On se croirait au grand guignol
Oublions les actualités !
Je vis loin dans un autre siècle
Et des romans à terminer
Avant de penser aux obsèques
Mon héritage dilapidé
Un grand feu dans la cheminée
Relire Marc Aurèle ou Sénèque
Perdus dans la bibliothèque
Je veux bien de ce café chaud
Ce matin, me manquent les mots
J’oublie la liste des choses à faire
Comme ma vie fut singulière
J’ai la peur rude de l’hiver
Je ne ferai pas de manières
Sous l’aile douce du mystère
Dans les bras de l’aube
Mes sentiments se superposent
Ce que j’espère et ce que j’ose
Ce qui m’attriste et me console
Si j’existe dans cette parole
Je suis sérieux, je suis frivole
Dans mes doigts, je serre la boussole
Je ferme les yeux, je m’envole !
La version chantée
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