C’est toujours la même émotion, lorsqu’au détour de la route, après avoir franchi la dune ou la falaise, descendu la vallée ou tourné dans les collines, tu étends ton drap dans le ciel et qu’il s’en décroche soudainement…
Tu es là et tu es la même surprise, la même nudité qui aimante mon regard et mon désir.
Te voir c’est te chercher, c’est vouloir aller vers toi. Océan.
Je te regarde et interroge ta couleur, comme j’interrogerais ton humeur au Monde.
Objet vivant.
Es tu calme ou apaisé ?
Ta force tient le paysage et tu es aussi doux que tu es fort, aussi lumineux que sombre, aussi fidèle que libre, aussi éloigné et porteur de voyages, que maternel et protecteur avec tes baisers de bruine et ton haleine chaude.
A chaque fois, c’est la même émotion et je veux écouter ce que tu as à me dire.
Puisque tu parles dans le paysage.
Et que nous sommes tes enfants.
Au détour
·
1–2 minutes
Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !
Vincent Breton
L’écriveur
Vivons heureux en poésie !
VOUS POURRIEZ AIMER AUSSI
dernières publications
Les commentaires
Commentez, ou publiez une réponse sur votre blog (avec un lien vers cet article) ou sur le Fediverse (Mastodon, etc.) : elle apparaîtra ici.
✍️ Écrit par un humain
Un mot en retour ?