Alors j’accepte – poème impromptu


un ciel mystique

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1–2 minutes

La chose la plus dure, c’est de signer. Alors j’accepte. Il était temps. Le contrat court depuis si longtemps sur ma tête. J’accepte de ne pas être compris.


Alors, j’accepte

Alors j’accepte
Je préfère le silence
Aux singeries d’encouragements

Petit garçon j’allais seul
À la consolation des pivoines

Alors j’accepte
Le risque du contresens
Aux caresses les plus flatteuses

Adolescent je me noyais
Dans l’espoir de ton halo

Alors j’accepte
Que le temps m’efface
Mes cendres dans le sable

Adulte j’imitais
La parole molle des bavards
La cravate bien serrée

Alors j’accepte

Je voudrais me nouer dans le linceul du poète
Voir cracher Rimbaud, humer son linge sale
Qu’il m’étreigne, me serre avec ses cuisses et ses griffes
Arthur, souffle sur ma bouche ton haleine d’eau de vie !
Accroche-toi à mes hanches blafardes,
Grimpe sur mes épaules !
Et dansons sur le quai, face à la rivière qui cogne
Alors, j’accepte de vivre dans le recoin de ta mort nocturne
Et tu ouvres en moi, des portes sur le vide
Où, ma mémoire s’étiolant,
Tu gommes de ta main livide
Tout ce que je disais au monde dans mes croyances d’enfant

Alors j’accepte
Même souillé, ton rictus dans mon cou
Me fait une empreinte indélébile
Et le monde des médisants, sera jaloux

Alors j’accepte de me réduire
Dans le repli insane de ta signature
T'assigne Arthur !

Version dite et chantée


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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