Drapeau d’Orhan Veli


Lune

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2–3 minutes

Verlaine, Apollinaire, Cadou, Obaldia, et voici maintenant parmi les poèmes lus pour vous, le Drapeau d’Orhan Veli. Poète turc, encore un qui mourut trop jeune.


Va jusqu’où tu pourras

C’est le recueil d’où ce texte est extrait. Des poèmes en vers libres, lumineux, qui fleurent l’humanisme et l’amitié.

En ces temps où les guerres prospèrent, où l’on prépare les esprits à la prochaine, j’ai aimé retrouver ce « Drapeau » au ton si familier.

Corps enchevêtrés sur un champ de bataille qui ne savent plus s’ils sont de la même armée ou « ennemis » mais qui se savent malgré le sang, de la même humanité.

Les poèmes d’Orhan Veli sont édités en français chez Bleu éditeur. Je ne suis pas apte à juger d’une traduction. Traduire des poèmes, quelle gageure ! Mais le texte me semble fort.

À haute voix

On peut lire des poèmes en silence. Juste des yeux. Les murmurer pour soi. L’exercice peut parfois se rapprocher d’une forme de méditation à laquelle il peut conduire. Comme un dialogue discret du texte à soi.

Si je peux, même bref, j’aime lire un texte poétique le matin.

Parfois, oser lire le poème à haute voix, c’est aussi une façon de lui donner chair, d’entrer dans son chant, de se cogner aux aspérités. Il y a le souffle, l’emphase et le risque qu’elle nous fait encourir, l’accent qui s’interroge… faut-il monter la voix, la descendre ?

Dans les écoles, on lit de la poésie, souvent fort mal. On la récite. Et je me souviens d’enfants qui entraient dans le texte comme on essaie un nouveau vêtement. Il m’arrivait de dire, « ce poème est fait pour toi, vous vous êtes bien rencontrés ».

Dans les écoles, on apprend de moins en moins de poésie. Et c’est une sorte de crime que de la reléguer aux accessoires. Le poème devrait être là chaque semaine et rythmer la vie des classes. Comme une respiration douce…

Et vous ? Dans vos maisons et dans vos âges divers, osez-vous parfois prendre un poème et le dire à haute voix ?

Lire, relire. Un phrasé naît, un autre vient. La surprise d’un rythme ou de ces mots qui en se rencontrant allument en nous de nouveaux espaces… Osez si vous pouvez ! Je crois que cela ne peut faire que du bien !


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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