Des images et des problèmes


Image

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5–8 minutes

Tenir un blogue ou un site c’est se confronter très vite à la problématique des images. Une affaire de message, d’efficacité, de référencement,de droits, de format, de taille, d’adaptabilité et je trouve que les réponses ne sont pas si simples et les outils souvent à côté de la plaque.


Autocritique

Si j’écris un article, notamment sur le journal ou côté chansons, j’ai pour habitude de placer une image en tête de celui-ci (c’est l’image mise en avant) et souvent une ou deux images dans le corps de l’article.

Sur ce blog, c’est d’ailleurs un peu induit par la mise en page de l’accueil. Sans image, il y aurait des « trous » bizarres (des cadres vides).

Un certain nombre d’articles suite à un accident du site et une restauration imparfaite, ont perdu leur image mise en avant. Ça fait un peu triste… ou pas, selon les perceptions.

Lorsqu’on évalue ce qui favorise le bon référencement d’un article, même si les critères ne sont pas immuables et pas toujours décisifs, le fait d’avoir des images censées attirer le lecteur, faciliter la lecture par une mise en page aérée, va compter pour le fameux SEO (Search Engine Optimization). Ça aide dit-on à avoir un contenu engageant, à la condition que les images n’alourdissent pas trop le chargement de la page…

Avant même les questions techniques, je me dis que je me piège souvent tout seul si je n’interroge pas le rôle de l’image : est-elle là pour apporter une information supplémentaire, un clin d’œil, une dimension artistique ou poétique, un renforcement ou un éclairage sur le texte ? Est-ce une « illustration » , une « couleur » ou un « climat » que l’on veut donner au texte pour influencer sa réception ?

Je pourrais lier cette question aux autres points de mise en page, à la façon dont l’image est « mise en scène », évoquer la question du recours aux effets typographiques etc.

Ma première autocritique vient du fait que parfois je pose une image sans être certain de pouvoir dire pourquoi celle-ci, dans quel but… Parfois je place une image parce qu’il en faut une. Ou par défaut, parce que je n’ai pas su résoudre un problème technique avec une image que j’aimais mieux…

Le choix de ne pas mettre d’images a été fait sur deux sous-domaines

J’ai supprimé les images pour accompagner les textes de fiction et la poésie. À part pour la couverture d’un texte long (et encore avec réserves), il me semble que le choix d’une illustration ne s’impose pas. Concernant la poésie, je trouve souvent que la fonction de l’illustration qui accompagne un texte poétique est souvent une façon de réduire le texte, de tuer la puissance des images et des sonorités. C’est d’ailleurs un grand reproche que je fais aux cahiers de poésie à l’école où l’on tue la poésie à coups de mauvais dessins conformistes. Enfin, sur les deux sous-domaines en question, je trouve que c’est bien de n’avoir pas d’image,ça permet à la lectrice et au lecteur de se faire leurs propres images mentales.

Le choix des images

Il y avait un journal qui disait « le choix des mots, le choc des photos ».

Je refuse le recours à l’intelligence artificielle et j’ai de fait trois grandes sources principales :

  • mes propres photos : c’est la principale source.
  • des photos libres de droit proposées notamment par la fonction « Openverse » de WordPress connectée à des banques d’images. Je conserve autant que possible les données qui permettent de créditer les auteurs.
  • des photos venues d’affiches de cinéma ou extraites de bandes annonces qui sans être libres de droits participent de la promotion de ces œuvres. Ça peut-être aussi la photo de la couverture d’un livre vendu en librairie. Ce sont des citations en quelque sorte même si je devrais faire attention à mieux citer les auteurs quand je les connais.

Mes photos

Je ne suis pas photographe et j’utilise le plus souvent un smartphone, « à la volée » au quotidien sans prendre toujours le temps de paramétrer correctement le type de photos que je veux prendre.

Les mises à jour font sauter parfois les paramètres prédéfinis ou des fonctionnements automatisés tout en facilitant la prise de vue obèrent la maîtrise réelle sur l’image.

Selon les situations par exemple, je ne maîtrise pas toujours bien le poids et la taille des images.

Autrefois j’utilisais Google Drive pour télécharger ces images et les récupérer. J’ai abandonné les outils Google notamment quand j’ai vu que Google intervenait sur les données des images, modifiait leur poids etc. C’est notable également avec les vidéos qu’il faut nettoyer si on veut les rendre lisibles partout en se libérant des traces laissées par Google qui impose d’une certaine façon sa signature… Ça oblige à des manipulations supplémentaires.

Une fois choisie, la photo doit être « préparée » pour être mise en ligne sur le site. C’est là que ça devient compliqué.

La bonne taille, le bon poids…

J’évite de traiter mes photos avec des sites en ligne. Il est fort probable qu’ils récupèrent les images d’une façon ou d’une autre.

J’utilise Gimp ou GThumb, deux logiciels libres. Gimp reste difficile à mes yeux. Il me faudrait une vraie formation par un pédagogue patient… mais surtout il faut faire souvent pour ne pas oublier les manipulations. Gthumb est un peu simple mais me sort souvent d’affaire.

Ils permettent de recadrer, d’alléger etc. En principe car deux éléments vont jouer : ce qu’est l’image au départ (ses dimensions et sont poids souvent très lourd) et là où je veux la positionner pour qu’elle soit légère et lisible… C’est un peu lorsqu’on veut mettre une photo papier dans le bon cadre à placer au mur…

WordPress a progressé mais continue de dupliquer les médias dans différents formats pour qu’ils puissent s’adapter aux écrans. Ça alourdit la médiathèque. L’image doit en effet pouvoir être lisible et jolie sur un smartphone comme sur un grand écran.

Je trouve que ça reste encore galère et aléatoire.

On peut théoriquement manipuler des images dans différents formats (png, jpeg, webp, avif…) mais les deux derniers sont beaucoup plus modernes et légers… Sauf que par exemple mon réseau social préféré n’intègre pas le format avif quand je fais un lien vers un nouvel article.

Derrière tout ça, il y a des guerres commerciales, des guerres de standards.

Certes, on peut compresser les images, les mettre en cache etc.

Dans les faits, cela demande beaucoup d’efforts pour des résultats à peine perceptibles ou carrément décevants lorsqu’on reste avec une belle image… mais très lourde !

Or je veux conserver mon 100% de performance !

Ça manque de vrais tutos

On trouve de bons tutos à peu près sur tout et notamment sur WordPress, mais ce versant des images reste problématique. D’ailleurs de nombreux sites de web-masters ont des images lourdes ou standardisées, sans intérêt…

S’il est bon de ne pas voler, on sait également que le respect du droit d’auteur en matière d’images est difficile à faire respecter.


Je me dis que j’aimerais peut-être utiliser le dessin, des jeux graphiques… Devrais-je réduire la place de l’image ? La penser autrement ?

Il y a longtemps, par provocation, j’avais dit que j’avais caché des photos de moi nu sur le site. Je ne suis pas un top modèle, mais ce jour là, le nombre de visiteurs avait décuplé !

Vous devriez chercher, il en reste peut-être encore ?


Je vis en pays de Rouergue. Je partage ici chaque jour ou presque, un journal, de la fiction, de la poésie ou des chansons. Garanti « fait » à la main, ce site ne vous piste pas. Si vous aimez, partagez !


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