J’en ai fréquenté des réseaux sociaux et il y a encore peu de mois. Aujourd’hui, je suis présent sur un réseau social et puis c’est tout. C’est un réseau alternatif et libre. Je ne ressens pas de manque et ma vigilance critique reste affûtée. Ma curiosité active s’en est même trouvée réactivée et contre toute attente, le site est beaucoup plus visité.
Ils ne me manquent pas avec deux ou trois nuances
Si Linkedin ne m’a pas manqué un seul instant et m’a toujours rebuté, quitter Twitter a été salvateur. De Facebook je ne regrette que les groupes locaux. Alors je jongle un peu entre les sites culturels de la région et la presse locale (assez mauvaise hélas). Ces petites infos du coin manquent donc parfois… même s’il faut l’avouer nombre de ces groupes sont gangrénés par des soutiens du rassemblement national qui viennent partout instiller leur virus.
Instagram poussait à scroller comme un idiot et à perdre du temps pour rien. Mon pouce va mieux. Me manquent deux ou trois comptes d’artistes et si ponctuellement j’ai pu aller les guetter sur YouTube, je dois dire que je suis de plus près celles et ceux qui tiennent un site ou un blog. Tant d’artistes se sont liés à des plateformes, c’est triste… Il n’est pas aisé d’en dénicher de nouveaux et intéressants mais Mastodon y aide.
Concernant Threads , je suivais quelques personnes intéressantes. Un certain nombre sont venues sur Mastodon. On se sent mieux sans le club des toxiques nombrilistes pétris de moraline. Threads, c’est quand même le club des chochottes au nombril bien accroché !
Bluesky m’a toujours ennuyé, je trouve ce réseau froid.
J’ai quitté l’instance Diaspora.fr que je continuais de fréquenter. On y retrouve trop de profils ambigus, l’aspect désuet et l’impossibilité de bloquer vraiment certains profils problématiques, ont fait que je suis parti…
Si ce n’est pas un vrai réseau, mes amis et ma famille peinent à migrer de WhatsApp à Signal. Du coup certains ont retrouvé le chemin du SMS classique. J’attends avec impatience le retour de la lettre papier, tant que la Poste continuera d’en distribuer !
J’ai fermé ma chaîne YouTube et j’ai trouvé à me faire héberger sur un instance Peer Tube. Les vidéos y sont quasiment invisibles mais ça allège provisoirement le site. J’en ai très peu. Je préfèrerais héberger directement sur mon propre espace… Il parait que ce n’est pas bon… J’avoue manquer de temps et de courage pour explorer Peer Tube. Je suis au passage un peu ennuyé de n’avoir pas trouvé d’instance en France…
On me demande parfois mon « Snap »… Alors là, j’avoue que je ne m’y suis jamais retrouvé, pas plus que sur Tik Tok…
Une seule instance Mastodon
Je m’en tiens donc à une seule instance Mastodon.
Au moment où j’écris je suis abonné à plus de 700 comptes et 392 me suivent. Souvent, il s’agit de suivis mutuels. Parmi ces comptes certains sont « dormants », interviennent peu ou pas. Un petit groupe interagit en fonction d’affinités qui se sont construites au fil du temps.
Je suis des comptes qui m’informent, mais aussi « intéressants » par les thèmes qu’ils abordent, que cela concerne les arts, la poésie ou le numérique.
Ces jours ci j’ai beaucoup trop à mes yeux consulté le réseau puisque j’y ai passé entre trente et quarante-cinq minutes par jour. C’est un peu la facilité de l’application sur le téléphone.
J’y lis parfois des choses avec lesquelles je suis en désaccord, mais heureusement ni racisme, ni homophobie et autres horreurs. Je me sens donc plutôt en sécurité, bien accueilli et encouragé.
Il n’empêche qu’à mes yeux, pour vraiment bien nous exprimer, nous avons besoin d’écrits longs et structurés comme le permettent un site, un blog, un espace numérique.
Des curiosités numériques
En fouillant un peu, en allant regarder du côté des profils, en interagissant, on peut assez vite découvrir des curiosités numériques, des sites qui sont riches et intéressants.
Certes il faut prendre le temps de chercher et de les lire. L’agrégateur de flux RSS prend tout sens. Mais le retour est nettement plus enrichissant qu’une heure perdue à scroller sans fin sur un Instagram creux.
C’est un peu comme la télévision. On peut se coller passivement devant une chaîne et se laisser bercer, on peut ensuite commencer à « pitonner » de chaîne en chaîne puis aller chercher sur les plateformes de replay ce qui peut nous intéresser selon les moments.
Comparable aussi à notre démarche face aux livres. Quand nous entrons dans une librairie, nous n’entreprenons pas de lire tous les livres dans l’ordre où l’on nous les présente. Nous avons parfois une idée, parfois la sérendipité nous anime, mais en tout cas nous nous plaçons en recherche libre et active. Si une part de hasard peut jouer, il y a de la rencontre, de la quête « amoureuse » vers une œuvre, une production…
Si le hasard joue, notre disponibilité d’âme et d’esprit va jouer également. Ainsi se tissent des liens et l’intérêt avec le numérique, c’est qu’il est assez aisé d’échanger avec les auteurs.
On est là en tout cas dans une dynamique active, à mes yeux favorisée, plus simple, si on ne se disperse pas et ne se noie pas dans le flux incessant.
De plus en plus, je vais voir tel ou tel compte que je suis, non au fil du flux, mais en cherchant ce qui a pu être « produit » dans le temps.
On redevient actif dans une démarche où la qualité domine le quantitatif.
La visibilité du site
Je ne tiens plus et ne concatène pas de statistiques. J’ai celles de mon hébergeur. Je peux aussi enquêter sur certains indicateurs liés à la performance du site…
Par le passé, suivant les conseils trouvés sur le net, je veillais à être présent sur nombre de réseaux sociaux pour informer notamment des publications mises en ligne sur mon site.
J’ai même utilisé un système de publication automatisé qui avait pour inconvénient de publier partout le même message. Selon l’heure, le jour, l’algorithme… certaines publications restaient dans l’ombre.
De fait, le site n’a pas souffert au contraire de ma présence sur la seule instance Mastodon. Les liens de qualité sont plus durables, plus nourris que les clics impulsifs rapides. La visiteuse ou le visiteur, surtout sur un site comme le mien, ne vont rester que si quelque chose les motive et c’est donc mieux s’il y a une intention initiale !


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